États-Unis: Donald Trump obtient son interdiction d’entrée des réfugiés

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La Cour suprême américaine a autorisé mardi le président Donald Trump à faire largement appliquer une interdiction d’entrée des réfugiés désirant parvenir aux États-Unis.

Selon ce que rapporte Reuters, les magistrats ont accédé à une demande de l’administration Trump visant à en appeler d’une décision de la cour qui, selon le département de la Justice, aurait permis à jusqu’à 24 000 réfugiés supplémentaires d’entrer aux États-Unis, comparativement à ce qui aurait autrement été permis.

Le jugement de la Cour suprême confère une victoire partielle au président Trump, alors que la plus haute cour du pays se prépare à une importance audience, prévue en octobre, à propos de la constitutionnalité du controversé décret présidentiel, qui a interdit d’entrée les ressortissants de six pays à majorité musulmane et limité l’admission des réfugiés.

Le décret entré en vigueur le 6 mars suspendait tout déplacement en provenance de l’Iran, de la Libye, de la Somalie, du Soudan, de la Syrie et du Yémen pour une période de 90 jours, et empêchait la plupart des réfugiés potentiels de parvenir aux États-Unis pendant 120 jours. Cette démarche a été décrite comme nécessaire par le président républicain pour éviter les attaques terroristes et permettre au gouvernement d’instaurer des mesures de vérification plus poussées.

Le décret est entré en vigueur à la fin juin, à la suite d’une première décision de la Cour suprême qui restreignait l’application de précédentes magistratures.

Dans un jugement rendu la semaine dernière, une cour d’appel a statué que les grands-parents, les tantes, les oncles et les cousins et cousines de résidents américains ne seraient pas touchés par l’interdiction d’entrée.

À la Justice, on a décidé de ne pas porter cette section du jugement en appel.

La Cour d’appel avait toutefois aussi estimé que la politique de Trump sur les réfugiés était trop vague, et la cour a permis l’entrée des réfugiés s’ils disposaient d’une offre officielle de la part d’une agence de relocalisation.

Le département a fait appel, et la Cour suprême lui a donné raison mardi dans un jugement d’une seule phrase.

Aux yeux de Naureen Shah, première directrice des campagnes chez Amnistie internationale États-Unis, l’interdiction d’entrée imposée aux réfugiés est fondamentalement cruelle.

« Aujourd’hui, la Cour suprême a porté un nouveau coup dur aux gens vulnérables qui étaient sur le point de pouvoir se retrouver en sécurité, et leurs familles avec eux », a-t-elle dit. « Ils continuent d’être soumis à des violences inimaginables et à la peur pendant qu’ils se trouvent dans les limbes. »

Plus tôt, mardi, l’État d’Hawaï, qui a contesté la politique, a indiqué dans un document déposé en cour que le gouvernement pouvait encore « interdire à des dizaines de milliers de réfugiés d’entrer aux États-Unis ». Le jugement de la Cour d’appel « n’a protégé que des réfugiés vulnérables et les entités américaines qui se préparaient à les accueillir sur nos terres », ont ajouté les avocats d’Hawaï.

Le procureur général de l’État Doug Chin a mentionné qu’il respectait la décision de la Cour suprême, et qu’il se préparait à l’audience du 10 octobre.

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Pieuvre.ca