Drifting Lands, le jeu qui risque la dérive

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Après l’explosion (littérale) de la planète, les survivants se sont réfugiés à bord de gigantesques vaisseaux volants, vivant de troc et de récupération, alors que des hordes d’ennemis robotiques à l’apparence étrangement organique sont confrontés par de vaillants pilotes à bord de frêles esquifs. Il en reviendra au joueur, dans le jeu Drifting Lands, d’assurer la survie de sa colonie en faisant preuve d’une habileté hors du commun.

Développé – et édité! – par le studio Alkemi, Drinfting Lands se définit d’abord comme un jeu de rôle d’action, et seulement ensuite comme un shoot’em up, ou shmup pour les connaisseurs du genre. Pourtant, le style du titre ne fait aucun doute dès le départ: il faudra abattre quantité d’ennemis attaquant le joueur en vagues, provoquant ce qui est communément appelé un « bullet hell« .

Pas question, en effet, de foncer tête baissée dans tous ces adversaires; ceux-ci auraient vite fait de réduire notre chasseur en charpie. Il faudra plutôt combiner avancées agressives et pilotage adroit pour s’assurer de survivre aux nombreuses missions. Heureusement pour nous, les développeurs ont pensé à abaisser le niveau de difficulté en donnant accès à une série d’habiletés pouvant être utilisées à répétition. S’il faudra attendre que les réserves d’énergie de notre vaisseau se remplissent pour pouvoir réutiliser ces « pouvoirs spéciaux », c’est justement cette notion de capacités limitées qui ajoute un autre côté risqué à l’aventure.

C’est également dans cette perspective que l’on peut parler de Drifting Lands comme d’un jeu de rôle. Outre ces habiletés, qui sont configurables et modifiables entre les missions, le joueur accumulera aussi des pièces, des armes, des moteurs… bref, de quoi personnaliser et améliorer son chasseur au fil du temps. S’il n’est pas question de « gagner des niveaux », comme dans les jeux de rôle traditionnels, on pourra, en achetant des améliorations, se rapprocher à distance très réduite de ce concept central du genre.

Que ce soit du côté des visuels, des contrôles (une manette est fortement recommandée) ou encore de la musique, Drifting Lands témoigne du soin apporté par les développeurs à la qualité de leur produit.

Ce qui cloche, en fait, dans ce jeu, c’est que s’il réussit à accomplir plus que correctement les tâches qui lui sont assignées, le titre ne brille jamais pas son excès ou son ambition démesurée. Les développeurs ont fait du bon travail, et le jeu offre plusieurs heures de divertissement, mais l’expérience n’en sera pas inoubliable.

À essayer, malgré tout!

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À propos du journaliste

Hugo Prévost

Cofondateur et rédacteur en chef de Pieuvre.ca, Hugo Prévost se passionne pour le journalisme depuis l'enfance. S'il s'intéresse surtout à la politique, à la science, à la technologie et à la culture, Hugo n'hésite pas non plus à plonger tête première dans les enjeux de société, l'économie ou encore les loisirs et le tourisme. Hugo est également membre de l'équipe éditoriale de Pieuvre.ca.