Des milliers de « volontaires » n’ont pas lu les conditions d’utilisation

0

Lisez-vous les conditions d’utilisation? Probablement pas. Personne ne le fait. Et donc, inévitablement, 22 000 personnes se sont retrouvées légalement contraintes d’effectuer 1000 heures de travaux communautaires, y compris le nettoyage de toilettes dans des festivals, racler des gommes à mâcher collées sur le pavé et « dégager manuellement des occlusions dans les égoûts ».

Cette clause humoristique (enfin, il faut l’espérer) a été insérée dans les conditions d’utilisation du service d’internet sans fil Purple, une compagnie sise à Manchester, pendant une période de deux semaines, « pour illustrer l’absence de connaissances des consommateurs à propos de ce qu’ils acceptent lorsqu’ils accèdent à du Wifi gratuit », écrit The Guardian.

La compagnie exploite plusieurs points d’accès pour diverses marques et entreprises, y compris Legoland, Outback Steakhouse et Pizza Express.

Purple a également offert un prix à quiconque ayant lu les conditions d’utilisation et ayant signalé la « clause de service communautaire ». Une seule personne a agi de la sorte.

Il n’est pas surprenant que les gens acceptent n’importe quoi pour accéder à de l’internet gratuit. En 2014, la firme de cybersécurité F-Secure a tenté une expérience similaire à Londres, offrant un point Wifi libre d’accès – en échange du premier-né des utilisateurs. La « clause Hérode » était clairement détaillée dans les conditions d’utilisation, mais cela n’a pas empêché six personnes de se connecter malgré tout. Impossible, toutefois, de savoir combien d’entre eux ont agi de la sorte parce qu’ils n’aimaient tout simplement pas leur enfant.

F-Secure a également souligné que « bien que les conditions soient légalement contraignantes – il est contraire à la loi de vendre des enfants en échange d’un service gratuit, et la clause ne peut donc pas être applicable devant un tribunal ».

L’incertitude plane toujours quant à savoir si les conditions d’utilisation sont généralement applicables au consommateur typique. S’il s’agit bel et bien de contrats, et sont donc considérés légalement contraignants, certains ont argué que l’incapacité de les négocier viole les principes du Common Law en matière d’égalité, ce qui les rend nulles et non avenues.

Partagez

À propos du journaliste

Pieuvre.ca