Face aux violences en France, le ministre de l’Intérieur réunit les préfets de police

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Le ministre français de l’Intérieur Bruno le Roux a réuni jeudi les préfets délégués et les sous-préfets chargés de la politique de la Ville en Île-de-France pour faire le point sur la situation dans les quartiers prioritaires.

La réunion à laquelle a participé Hélène Geoffroy, secrétaire d’Etat chargée de la politique de la Ville, a porté sur « les difficultés rencontrées sur le terrain » et les « initiatives prises dans ces quartiers pour rapprocher la police et les populations », précise le ministère dans un communiqué. « Veiller au renforcement des liens de confiance unissant les forces de sécurité et la population demeure un enjeu continu pour le gouvernement », peut-on lire.

Plus de 230 initiatives en ce sens impulsées par des acteurs locaux ont été soutenues financièrement, à raison d’un million d’euros par an depuis 2015, et un nouvel appel à projets a été lancé pour cette année, précise aussi le ministère.

L’interpellation violente de Théo le 2 février à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) a ravivé les tensions dans les quartiers populaires et des manifestations ont eu lieu presque chaque jour à travers le pays.

Des centaines de manifestants se sont ainsi rassemblés mercredi à Paris pour dénoncer les violences policières en lien avec l’affaire Théo, donnant lieu à quelques heurts avec les policiers. D’autres manifestants ont défilé le même jour à Rennes, Rouen et Lille. Une manifestation samedi dernier à Bobigny (Seine-Saint-Denis) a dégénéré en de multiples dégradations.

L’enquête sur l’interpellation de Théo, 22 ans, a débouché sur la mise en examen de quatre policiers, dont un pour viol, et François Hollande s’est rendu au chevet du jeune homme.

L’affaire Théo a reposé la question sensible des relations entre jeunes et policiers dans les banlieues.

Plusieurs personnalités du monde du spectacle et de la société civile ont réclamé dans une tribune publiée par Libération une « vigilance accrue lors des recrutements » de policiers.

Selon elles, les « policiers racistes qui posent problème » semblent être la plupart du temps de jeunes militants issus d’un parti politique bien connu qui se sont engagés pour pouvoir commettre leurs exactions en toute impunité ».

Ces propos ont indigné le directeur général de la police nationale, Jean-Marc Falcone, qui a dit ne pouvoir admettre que « les dizaines de milliers de jeunes Français qui ont souhaité entrer dans la police nationale soient insultés de la sorte ».

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