Une compagnie privée ira sur la Lune

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Une compagnie sise en Floride a obtenu mercredi la permission du gouvernement américain pour envoyer un atterrisseur robotisé sur la Lune, l’an prochain, a déclaré le fondateur de l’entreprise, marquant du même coup la première fois où Washington permet à une mission spatiale privée de dépasser l’orbite terrestre.

Comme l’écrit Reuters, le feu vert sans précédent donné par la Federal Aviation Administration (FAA) pour une mission vers la Lune jette également les bases légales et réglementaires pour une série d’autres expéditions commerciales vers notre lune, les astéroïdes et Mars.

Tel qu’autorisé par le Bureau du transport spatial commercial de la FAA, la compagnie privée Moon Express, dont le siège social est à Cap Canaveral, prévoit envoyer un atterrisseur de la taille d’une valise sur la Lune pour une mission de deux semaines en 2017, a indiqué le fondateur et président Bob Richards.

L’engin spatial transportera une série d’expériences scientifiques, ainsi qu’une cargaison commerciale dans le cadre de cet aller simple vers la surface lunaire, y compris des restes humains sous forme de cendres, et enverra des photos et de la vidéo sur Terre, a précisé l’entreprise.

Avant aujourd’hui, aucune agence gouvernementale n’avait été reconnue comme ayant autorité pour superviser des missions privées au-delà de l’orbite terrestre, bien qu’un traité international signé en 1967 tienne les États-Unis comme responsables pour tout vol spatial par ses entités non-gouvernementales.

Jusqu’à maintenant, seules des agences gouvernementales avaient envoyé des vaisseaux spatiaux au-delà de l’orbite de notre planète.

Pour tirer cet imbroglio juridique au clair, la FAA, qui possède déjà la juridiction sur les lancements commerciaux de fusées aux États-Unis, a effectué un examen interagences de la proposition de Moon Express, comprenant des étapes que devait franchir la compagnie pour s’assurer du respect du traité de 1967.

« Ce fut un parcours particulièrement ardu », mentionne M. Richards en entrevue téléphonique. « Nous avons dû débroussailler le terrain au même moment où nous voulions accomplir la mission. »

D’autres entreprises devraient leur emboîter rapidement le pas.

Elon Musk, fondateur et PDG chez Space Exploration Technologies (SpaceX), prévoit envoyer un engin spatial sur Mars en 2018, une mission qui soulève quantité de problèmes potentiels, y compris la nécessité de protéger d’éventuelles espèces vivantes indigènes sur la planète rouge contre une contamination par des microbes terrestres.

Parmi d’autres missions spatiales privées en préparation, on compte l’exploitation minière d’astéroïdes, l’exploitation de laboratoires scientifiques, ainsi que des points de réparation et d’entretien.

La notion de protection planétaire est moins importante en ce qui concerne la lune, mais Moon Express a dû s’engager à ne pas interférer avec les sites d’alunissage d’Apollo et d’autres endroits historiques, entre autres dossiers.

« Nous avons proposé un scénario qui s’appuie sur le cadre existant de la FAA », a précisé M. Richards.

La NASA et d’autres agences, y compris les départements de la Défense, d’État et du Commerce, se sont ultimement entendus sur le fait qu’aucune nouvelle loi n’était nécessaire, a-t-il précisé.

Dans le cadre de l’accord, la NASA conseillera, mais ne réglementera pas les activités de Moon Express sur la surface lunaire.

 

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