Le festival Fantasia dans tous ses états

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Jim Chartrand

À 20 ans d’existence, le festival de films de genre qu’est Fantasia est devenu plus qu’une référence; en plus d’être fréquemment jouissif et fort attendu par sa horde de fanatiques, il est devenu aussi prestigieux qu’important, ce, aux yeux de tous, et pas seulement des nombreux fous qui y ont cru depuis le tout début.

Et tout ce qui nous a jadis conquis dans ce festival si singulier revient cette année encore. Que ce soit des trouvailles aussi impressionnantes que jubilatoires, de ses plaisirs coupables à ceux inattendus, en passant par son tour du monde cinématographique et son épais catalogue vendu au coût de 5$ incluant l’immanquable DVD qui contient toutes les bandes-annonces même celles en langues originales sans sous-titres.

La différence depuis plusieurs années, alors que le tout débutera demain soir avec panache en présentant en première le très attendu King Dave de Daniel « Podz » Grou, une adaptation de la pièce de théâtre de Alexandre Goyette par Alexandre Goyette dans un plan séquence d’environ 90 minutes dont on parlera encore longtemps, c’est que Fantasia a agrandi son cercle de discussions, tout comme de ceux qui peuvent s’y joindre.

Oui bien sûr, zombies, créatures fantastiques et litres d’hémoglobines auront toujours leur place, mais désormais, on offre la chance aux plus jeunes de s’initier au phénomène montréalais, mais aussi à des cinéphiles qui n’auront pas peur de déterrer des grands oubliés que ce soit Toxic le Ravageur, Quest for Fire ou L’Apparition, en collaboration avec la Cinémathèque québécoise, qui sera probablement le plus bel hommage, mais aussi le plus inouï à René Angélil que vous aurez la chance de vivre. Il y aussi cette collaboration récurrente, mais toujours des plus appréciées avec le collectif Éléphant de Québecor qui présentera cette année Requiem pour un beau sans-cœur de Robert Morin.

Enfin, avec ses 145 longs-métrages en provenance d’une quarantaine de pays, sans même parler des courts-métrages ou des projections extérieures gratuites, il y en a comme toujours beaucoup à dire sur le festival. Mentionnons néanmoins quelques invités d’honneur comme le grand Guillermo Del Toro qui offrira finalement sa présence pour une classe de maître, l’incomparable Takashi Miike et l’indomptable Kevin Smith pour son tout nouveau film Yoga Hosers.

Pour le reste, que ce soit pour voir avant tout le monde des films attendus comme Don’t Breathe, de Fede Alvarez, qui sera également sur place ou d’autres que vous n’aurez plus jamais la chance de voir sur grand écran ou avec la foule déchaînée du festival, on vous laisse passer toute la programmation au peigne fin sur le site officiel.

Vous pourrez notamment découvrir pourquoi des titres comme Train to Busan, The Devil’s Candy, Some Freaks, Hunt for the Wilderpeople et The Throne ont le fort potentiel de nous allumer.

Sinon on se retrouve près de l’université Concordia du 14 juillet au 3 août prochain.

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À propos du journaliste

Jim Chartrand

Jim Chartrand est bachelier de l'Université de Montréal en Études cinématographiques. Il gère également un département Superclub d'une succursale Vidéotron. Et il adore la culture avec le plus grand C que vous pouvez imaginer. En fait, s'il n'avait pas autant de fatigue de sa sage vie remplie, il consommerait encore davantage de ces nombreuses drogues de l'art et du divertissement pour mieux vous en parler. Puisque avouons-le, rien ne lui fait plus plaisir que de conseiller et guider les autres, même si ses avis ne font pas toujours l'unanimité. Il se fait donc un plaisir semaine après semaine de vous offrir des textes sur tous plein de sujets qui le passionnent entre un peu, beaucoup, passionnément, à la folie, et...