Maison-Blanche 2016 – « Je ne serai pas inculpée », promet Clinton

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La candidate démocrate à la Maison-Blanche Hillary Clinton a rejeté jeudi lors d’un débat la perspective d’une inculpation dans l’affaire de sa messagerie privée, qu’elle a utilisée lorsqu’elle était secrétaire d’État (2009-2013) en lieu et place d’un compte officiel, rapporte l’Agence France-Presse.

Le modérateur du débat, diffusé sur CNN et Univision, a demandé en début de débat si Hillary Clinton se retirerait de la course à la présidentielle si elle était inculpée.

« Oh, mon Dieu, cela n’arrivera pas, je ne répondrai même pas à cette question », a sèchement répondu Hillary Clinton.

La révélation, en mars 2015, qu’Hillary Clinton avait utilisé un compte personnel, administré sur un serveur privé, au lieu de l’adresse gouvernementale en .gov, a suscité des questions sur l’exhaustivité de ses archives officielles et la sécurité de ses communications, puisque les autorités fédérales ne protégeaient pas le serveur, géré directement par les Clinton.

Hillary Clinton a présenté ses excuses après des mois de polémique en septembre, prétextant qu’avoir une adresse unique était plus pratique, mais elle maintient qu’aucun des messages ayant transité par sa boîte n’était marqué confidentiel ou secret à l’époque, et qu’elle n’a pas enfreint la loi.

Mais 22 ont été classifiés « top secret » a posteriori par le département d’État, suscitant des accusations des républicains qu’Hillary Clinton avait transmis des informations secrètes sur un réseau non protégé.

Le FBI a ouvert une enquête et, selon le Washington Post, les enquêteurs devraient vouloir interroger les proches d’Hillary Clinton et peut-être même l’ex-secrétaire d’État une fois les investigations achevées.

« Ce n’était pas la meilleure décision, j’ai fait une erreur, ce n’était pas interdit », a redit jeudi la candidate. « Mes prédécesseurs ont fait pareil. »

« Aucune permission n’était nécessaire, mes prédécesseurs le faisaient, c’était autorisé », a-t-elle martelé. Son rival Bernie Sanders a choisi depuis le début de la campagne de ne pas utiliser la controverse contre Hillary Clinton, disant s’en tenir aux problèmes quotidiens des Américains.

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