Le virus Zika évitera de justesse le Canada, dit l’OMS

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Le virus Zika a de bonnes chances de se répandre à travers pratiquement l’ensemble du continent nord-américain, de l’Amérique du Sud et de l’Amérique centrale, a mis en garde l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

L’infection, écrit la BBC, qui provoque des symptômes comprenant la fièvre légère, des conjonctivites et des maux de tête, a déjà été recensée dans 21 pays des Caraïbes, de l’Amérique du Nord et de l’Amérique du Sud. La maladie est aussi liée à des milliers de cas de bébés nés avec des cerveaux sous-développés, et certains pays ont recommandé aux femmes de reporter leur grossesse.

Il n’existe actuellement aucun traitement ou vaccin contre l’infection. Le virus, originaire de l’Afrique, a d’abord été découvert alors qu’il s’étendait au continent américain via le Brésil, en mai dernier. L’absence de toute immunité naturelle dans les Amériques pourrait aider à la dissémination du virus.

Le Zika est transmis par la morsure du moustique Aedes, qui se retrouvent dans tous les pays de la région, à l’exception du Canada et du Chili. Dans une déclaration transmise par voie de communiqué, l’Organisation pan-américaine de la santé (OPAS), le bureau régional de l’OMS, mentionne que « l’OPAS anticipe que le virus du Zika continuera de se répandre, et atteindra sans doute tous les pays et territoires de la région où l’on peut trouver les moustiques Aedes« .

Il a également été confirmé que le virus a été détecté dans le sperme, et qu’il y avait « un cas de possible transmission sexuelle entre humains », mais d’autres preuves sont encore nécessaires. Environ 80 % des infections n’entraînent pas de symptômes. Mais les plus grandes craintes concernent l’impact potentiel des futurs enfants. Au Brésil seulement, depuis octobre, on rapporte environ 3500 cas de microcéphalie – des bébés nés avec des cerveaux plus petits que la normale.

L’OPAS a demandé aux femmes enceintes de se montrer « particulièrement prudentes » et de consulter leur médecin avant et après avoir visité des régions touchées par le virus. La semaine dernière, la Colombie, l’Équateur, le Salvador et la Jamaïque ont recommandé que les femmes reportent d’éventuelles grossesses jusqu’à ce que le virus soit mieux connu. Toutefois, l’OPAS mentionne officiellement que « toute décision concernant un report de grossesse est un choix personnel entre une femme, son partenaire et son médecin ».

Maria Conceicao Queiroz a affirmé qu’il existait un sentiment de peur dans le quartier où elle vit, près du Parc olympique à Rio. « Tout le monde est à risque, nous avons toutes peur d’attraper le Zika. » « Nous sommes entourées par des eaux sales, de l’eau polluée, mais nous pouvons seulement déverser du répulsif, pour tenter d’éloigner les moustiques. »

Menace mondiale

La professeure Laura Rodrigues, de l’Académie brésilienne des sciences et de la London School of Hygiene and Tropical Medicine, indique que des données portent à croire que jusqu’à un enfant sur 50 souffre de malformations à la naissance dans l’une des régions les plus touchées, soit l’État de Pernambuco, au Brésil.

« Jusqu’en novembre, nous ne savions rien, précise-t-elle. Cela nous a pris par surprise, et nous tentons d’en apprendre le plus possible aussi vite que nous le pouvons. Partout où il y a la fièvre dengue, il y a des moustiques, alors cela se répandra non seulement dans les Amériques, je crois qu’il y a une véritable chance que la maladie atteigne l’Asie. »

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