NSA: Snowden est accusé d’espionnage

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Edward Snowden, l’ancien consultant de la National Security Agency (NSA) devenu taupe pour le Guardian en révélant des informations sur les programmes de surveillance secrets de l’agence américaine, est officiellement accusé d’espionnage par le gouvernement américain, alors que les États-Unis tentent de faire extrader le jeune homme de 29 ans, qui serait réfugié à Hong Kong.

La NSA est dans l'embarras depuis les révélations d'Edward Snowden

La NSA est dans l’embarras depuis les révélations d’Edward Snowden

Des procureurs fédéraux ont ainsi déposé une plainte criminelle contre Snowden pour vol, « avoir illégalement communiqué des informations touchant la défense nationale » et « avoir sciemment communiqué des informations de renseignement secrètes à des personnes non autorisées ». Les deux dernières accusations découlent de la Loi sur l’espionnage de 1917, et pourraient entraîner des peines allant jusqu’à 10 ans de prison, mentionne le Washington Post.

Reuters, pour sa part, précise que deux sources américaines désirant conserver l’anonymat ont fait savoir que les États-Unis se préparaient à exiger l’extradition de Snowden de Hong Kong, qui fait partie de la Chine, mais qui dispose d’une certaine autonomie, particulièrement en matière de justice.

Toujours selon le Post, Washington aurait demandé à l’ancienne colonie britannique d’arrêter Snowden en vertu d’un mandat d’arrêt temporaire. Le quotidien Apple Daily aurait toutefois rapporté que des agents de la brigade antiterroriste auraient contacté le jeune homme, lui aurait préparé un endroit sécuritaire, en plus de lui offrir une protection.

Le commissaire de la police de Hong Kong, Andy Tsang, n’a pas voulu commenter, ne serait-ce que pour dire qu’Hong Kong allait gérer cette affaire en fonction de ses lois.

Plus tôt ce mois-ci, Snowden a donné son accord au Guardian pour révéler son identité, après avoir coulé des informations sur deux programmes de surveillance de grande ampleur menés par la NSA, dans le cadre desquels l’ensemble des communications téléphoniques de l’opérateur Verizon étaient surveillées, ainsi que les communications numériques transitant par les serveurs de plus compagnies, dont Google, Microsoft et Yahoo.

Depuis, l’administration américaine se débat comme un diable dans l’eau bénite pour justifier ces programmes, alors que ses partenaires internationaux font plus que tiquer devant l’ampleur des efforts de surveillance « ne ciblant que les étrangers ».

Selon les lois de Hong Kong, le processus d’extradition doit passer par le dirigeant de l’ex-colonie. Un magistrat doit émettre un mandat officiel pour l’arrestation de l’informateur si ce dirigeant est d’accord pour que l’affaire suive son cours.

Tout ce que Hong Kong décide, cependant, pourrait faire l’objet d’un veto de la part de Pékin, dans le domaine des Affaires étrangères ou de la défense, souligne Reuters.

De son côté, un homme d’affaires islandais lié à WikiLeaks a annoncé jeudi qu’il avait préparé un avion privé en Chine pour transporter Snowden en Islande si le gouvernement lui accordait l’asile.

Ledit gouvernement a cependant refusé de préciser, vendredi, s’il irait de l’avant dans cette direction.

 

 

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