FRINGE – Le mur du son: Du rouge, du blanc, des cris stridents

Camille Robidoux

Des corps qui témoignent de la perte, d’une douleur aiguë qui hante les nuits trop longues. Du rouge, du blanc, des cris stridents, une nécessité de s’évader par tous les moyens possibles. Des danseurs qui nous rentrent dedans par la justesse de leurs mouvements. Mais surtout, de puissantes images qui ressortent du lot et dont nous nous souviendrons longtemps. Bref, dans l’ensemble, un très bon travail pour le jeune chorégraphe Olivier Arteau-Gauthier.

Olivier Arteau-Gauthier

Olivier Arteau-Gauthier

Je dois l’avouer, la première moitié du spectacle, qui était quelque peu languissante, ne m’a pas tout à fait conquise. Il semblait manquer de fluidité et le texte était un peu trop présent, ce qui orientait de façon trop marquée ma lecture du spectacle. Les lamentations de la jeune fille qui appelle sa mère durant la nuit ne m’ont pas du tout interpellée, entre autres. C’est avant tout les corps que je souhaitais entendre ici. En fait, j’ai eu l’impression que le texte ne servait qu’à nous éclairer sur la nature du spectacle, et ce, de façon un peu maladroite. Mais rappelons-nous que ce n’est pas grave de ne pas tout comprendre…

Toutefois, par la suite, le spectacle laisse davantage de place à ces corps, justement. La séquence où les danseurs interagissent avec les sacs de plastique était particulièrement réussie. Tout comme celle où les danseurs se crayonnent un visage triste au sharpie. Il y avait d’ailleurs à ces moments un très beau travail d’éclairage. Pas mal.

Il faut également souligner la force de la finale, rafraîchissante et ô combien engageante pour les artistes (je me retiens vraiment pour ne pas en parler davantage). Voilà donc un spectacle imparfait certes, mais non sans intérêt.

Le mur du son. À La Chapelle, jusqu’au 23 juin.

Dans la catégorie: Culturel

Mots-clef: , , , , , , , , , , , , , , , ,

Répondez




Afin d'ajouter une photo à vos commentaires, veuillez obtenir un identifiant Gravatar.