Du vin et du thé pour bloquer l’Alzheimer

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Des produits naturels que l’on retrouve dans le thé vert et le vin rouge pourraient bloquer une étape importante dans le développement de la maladie d’Alzheimer, selon une nouvelle étude de l’Université de Leeds. Lors d’expériences en laboratoire, les chercheurs ont ainsi identifié le processus qui permet à des morceaux dangereux de protéines de s’attacher sur les cellules du cerveau, provoquant leur mort. Ils ont pu interrompre cet événement en utilisant des extraits purifiés d’EGCG du thé vert, et de resveratrol provenant du vin rouge.

Des extraits de thé vert et de vin rouge serviraient à lutter contre la maladie d'Alzheimer

Des extraits de thé vert et de vin rouge serviraient à lutter contre la maladie d’Alzheimer

Cette découverte, publiée dans le Journal fo Biologicla Chemistry, offre de nouvelles cibles potentielles pour développer des médicaments pour soigner la maladie d’Alzheimer, qui affecte des dizaines de milliers de personnes au Canada seulement, et contre laquelle il n’existe actuellement aucun remède.

« Il s’agit d’une étape importante dans l’amélioration de notre compréhension de la cause et de la progression de la maladie », affirme le professeur Nigel Hooper de la faculté des Sciences biologiques. « C’est une erreur fréquente que l’Alzheimer est un aspect naturel du viellissement; c’est une maladie qui peut ultimement être soignée en découvrant de nouvelles opportunités pour des cibles destinées à des médicaments, comme ceci. »

La maladie d’Alzheimer est caractérisée par une accumulation distincte de la protéine amyloïde dans le cerveau, qui s’agglutine pour former des boules toxiques de tailles diverses. Ces boules s’attachent à la surface des cellules nerveuses dans le cerveau en adhérant à des protéines à la surface des cellules appelées prions, poussant les cellules nerveuses à cesser de fonctionner correctement et, éventuellement, mourir.

« Nous voulions enquêter à savoir si la forme précise des boules d’amyloïdes est essentielle pour qu’elles s’attachent aux récepteurs des prions, de la même façon dont une balle de baseball entre dans un gant, affirme la coauteure Jo Rushworth. Et si tel est le cas, nous voulions voir si nous pouvions empêcher ces boules de se lier aux prions en modifiant leur forme, puisque cela empêcherait les cellules de mourir. »

L’équipe a formé des boules d’amyloïdes dans une éprouvette et les a ajouté à des cellules cérébrales humaines et animales. Selon le professeur Hooper, « lorsque nous avons ajouté les extraits de vin rouge et de thé vert, dont de récentes recherches a permis de reformer les protéines amyloïdes, les boules ne nuisaient désormais plus aux cellules nerveuses. Nous avons constaté que c’était dû au fait que leur forme était modifiée, pour qu’elles ne puissent désormais plus s’attacher aux prions et bloquer les fonctions cellulaires ».

Selon M. Hooper, les prochaines étapes consisteront à comprendre exactement de quelle façon l’interaction entre l’amyloïde et les prions tuent les neurones.

« Je crois que cela augmentera davantage notre compréhension de la maladie, avec le potentiel de découvrir encore plus de cibles pour les médicaments », a-t-il dit.

Dans la catégorie: Science et Environnement

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