Casse-Noisette: classique féérie de Noël

Valérie Langlois

@BrinDeGazon

À chaque année, les Grands Ballets canadiens donnent rendez-vous aux jeunes et aux moins jeunes pour Casse-Noisette, ce grand classique du temps des Fêtes. C’est le jeudi 13 décembre dernier, à la salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts qu’avait lieu la première du tant attendu rendez-vous annuel. Des plus jeunes aux plus âgés, tous ont été émerveillés par les tours de Drosselmeyer, par le combat opposant soldats de plomb et souris, ainsi que par le monde enchanté du Royaume des Délices.

Photo: Grands ballets canadiens

Photo: Grands ballets canadiens

Le tout commence par une bataille de balles de neige, en chemin vers la demeure des Stahlbaum. Ce qui s’annonçait comme étant une fête de Noël comme toutes les autres pour la petite Clara prend finalement une toute autre tournure, alors que le casse-noisette offert par le mystérieux oncle Drosselmeyer prend vie pour combattre les souris. Coups de canon et combats à l’épée invalident soldats de plomb et rongeurs, alors que Clara en profite pour assommer le roi des souris et que le casse-noisette finit par l’achever. La magie commence à opérer, alors que le jouet se transforme en joli prince et que la fillette et celui-ci se retrouvent dans la forêt, parmi les flocons de neige, qui amorcent une valse féérique, avant qu’un traîneau viennent cueillir nos deux héros pour les emmener au Royaume des Délices. Juste à cet instant, on se sent émerveillé par ce qui se déroule sur scène, et on ne peut qu’avoir hâte à ce qui se passera ensuite.

Arrivés dans le monde merveilleux des friandises, Clara et le prince sont accueillis par la Fée Dragée, dont la danse est probablement l’un des moments les plus attendus de tout le ballet. Et avec raison. Délicate et gracieuse, cette prestation en particulier est véritablement un moment magique pour tous. S’ensuivent bien évidemment quelques bouffonneries du très sympathique Roi des Bonbons, qui, à chaque fois, font bien rigoler petits et grands.

Vient le moment des danses espagnole, arabe, chinoise et russe, toutes bien réussies dans l’ensemble, sauf pour ce qui est du trepak. Danse traditionnelle russe se devant d’être énergique, celle-ci est plutôt fade et molle. Décidémment, Trepak Ivan aurait bien bénéficié d’une bonne dose de vitamines, afin de faire bonne impression face à ses mignonnes matriochkas. Heureusement, le berger et ses adorables moutons sont venus redonner un peu de vigueur au spectacle par la suite.

Pour finir, la valse des fleurs (magnifique!), le pas de deux de la Fée Dragée et de son prince ainsi que la valse finale viennent clôturer le tout en beauté. Moment absolument magique, que cette valse des fleurs, durant lequel on touche à l’essence même du ballet; danseurs aériens, musique enchanteresse et grâce sont effectivement au rendez-vous. On se réjouit également du retour de la Fée Dragée, accompagnée de son prince, lors de son magnifique duo d’au revoir, ainsi que lors de la valse finale. Cette dernière choégraphie réunissait également tous les autres personnages ayant dansé pour Clara et son prince casse-noisette, avant que la fillette ne retourne chez elle, le ventre rempli de bonbons et la tête pleine de d’histoires.

Malgré une chorégraphie moins bien réussie en milieu de spectacle, Casse-Noisette s’avère tout de même un excellent ballet de Noël, où il petits et grands se laisseront transporter par la magie de ce conte classique du temps des fêtes. Les représentations se poursuivent d’ailleurs jusqu’au 30 décembre, à la salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts.

Dans la catégorie: Culturel

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