Un nouveau visage pour Projet J et J-Source d’ici 2014

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Après deux mois d’incertitude, les organisations J-Source et Projet J, axée sur l’étude du journalisme – et parfois de ses dérives -, ont annoncé mercredi un plan de redressement visant à assurer la viabilité financière des deux entreprises, en plus de leur intégration plus poussée au sein des écoles et entreprises médiatiques du pays.

J-Source et Projet J entreprennent une transformation importante

J-Source et Projet J entreprennent une transformation importante

Dans un article publié en ligne mercredi dans la langue de Shakespeare, Belinda Alzner donne ainsi plus de détails sur ce plan de transition ambitieux. La mise sur pied de celui-ci a d’ailleurs été provoquée par l’annonce, en octobre, du retrait de la Fondation canadienne pour le journalisme en tant que organisme principal de financement, et ce à la fin de 2013. Depuis, une équipe de transition comprenant plusieurs directeurs de programmes d’écoles de journalisme a identifié un modèle d’affaires pour 2014 et au-delà.

Cette équipe, qui comprend entre autres la professeure de l’Université Laval Colette Brin, lance désormais un appel aux écoles des médias et à d’autres organisations « qui aimeraient contribuer financièrement ou fournir des ressources en tant que partenaires au sein de ce nouveau modèle ».

Afin d’assurer la croissance et la stabilité de cet Observatoire du journalisme, le nouveau projet sera formé de quatre composantes: des engagements philanthropiques s’étendant sur plusieurs années, des demandes de financement gouvernemental, la vente d’espace publicitaire par un professionnel, ainsi que l’intégration de J-Source et de Projet J au sein des écoles de journalisme.

« Nous croyons que le résultat de cette démarche sera un projet davantage gouverné de façon soutenue et dynamique, dont le succès continu ne dépendra plus seulement d’une seule organisation, indique le document de transition. Le succès optimal consisterait en plusieurs partenaires effectuant une série d’engagements clairs. »

En plus d’installer leurs bureaux dans des écoles de journalisme, J-Source et Projet J désirent ouvrir des points de correspondance à travers le pays, sis dans des endroits spécifiques, ou consacrés à des secteurs spécifiques. Ceux-ci seront gérés par des responsables financés par le gouvernement, par des programmes universitaires, ou par des subventions de recherche. Le tout serait intégré, encore une fois, dans des écoles de journalisme.

Une entreprise spécialisée en technologies de l’information fait également partie des organismes recherchés par l’Observatoire du journalisme.

Le document de transition ne chiffre cependant pas les fonds nécessaires pour accomplir celle-ci. La Fondation canadienne pour le journalisme a été le principal organisme de financement depuis le début du projet, en 2007, et a indiqué par voie de mémo avoir depuis fourni près de 600 000 $ en salaires, outils technologiques et en d’autres dépenses.

Pour l’instant, les deux versions de l’Observatoire emploient chacune un éditeur à temps plein. Des collaborateurs bénévoles s’ajoutent de part et d’autre. Au Québec, Stéphanie Lalut, journaliste indépendante et administratrice à RueMasson.com, a récemment remplacé Anne-Caroline Desplanques à la tête de Projet J.

Dans la catégorie: Société

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