Réforme de l’assurance-emploi: des syndicats veulent une consultation itinérante

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Les syndicats ne lâchent pas le morceau en matière de réforme de l’assurance-emploi: des organisations représentant 1,2 millions de travailleurs québécois demandent au gouvernement conservateur de surseoir à l’application du règlement instaurant une nouvelle définition d’emploi convenable aux fins d’admissibilité au programme d’assurance-emploi. En outre, la FTQ, la CSN, la CSQ, la CSD et le SFPQ demandent au gouvernement fédéral de tenir de véritables consultations sur les impacts qu’auront ces changements sur l’économie.

Plusieurs organisations syndicales s'en prennent à la réforme de l'assurance-emploi du gouvernement conservateur

Plusieurs organisations syndicales s’en prennent à la réforme de l’assurance-emploi du gouvernement conservateur

Ces organisations rappellent que le gouvernement Harper a attendu la fermeture de la Chambre des communes pour annoncer l’entrée en vigueur, dès le 6 janvier, d’une nouvelle définition d’«emploi convenable». « De toute évidence, plaide-t-on par voie de communiqué, c’est pour éviter les questions des parlementaires et des principaux intéressés qu’il a agi ainsi. »

Ce changement, déplore-t-on, aurait pour effet non seulement de restreindre l’accès à l’assurance-emploi pour les chômeuses et les chômeurs, mais aussi de tirer vers le bas l’ensemble des salaires et d’affaiblir l’économie des régions, particulièrement celles qui comptent sur des industries saisonnières.

Selon les organisations syndicales, les travailleurs québécois sont inquiets des impacts des changements apportés au programme d’assurance-emploi, particulièrement la question de l’ »emploi convenable », qui laisse désormais supposer qu’un demandeur de prestations d’assurance-emploi pourrait être forcé d’accepter un emploi jusqu’à 30 pour cent moins bien payé, ou encore situé à jusqu’à une heure de route, plutôt que de continuer à recevoir des prestations de chômage.

« Le gouvernement devrait adopter une attitude plus rassembleuse en acceptant d’entendre ce que les régions ont à lui dire sur les conséquences des changements qu’il propose », affirment les divers syndicats. Ceux-ci réclament ainsi une commission parlementaire itinérante qui irait rencontrer les principaux intervenants afin de dégager un portrait clair des enjeux de cette « contre-réforme » conservatrice.

Selon les organisations, la politique des conservateurs de Stephen Harper à l’égard des chômeuses et des chômeurs rate la cible: « Au lieu de miser sur le renforcement industriel et la création d’emplois, le gouvernement fait reposer sur les épaules des chômeuses et des chômeurs toutes les conséquences des ralentissements économiques. »

Pour les organisations syndicales, ces changements ne visent aucunement à combattre le problème du chômage, mais s’en prend plutôt aux chômeuses et aux chômeurs avec l’objectif de les forcer à changer leur mode de vie, qu’il s’agisse de leur choix de carrière ou encore de leur lieu de résidence.

Aux yeux des syndicats, donc, il s’agit d’une contre-réforme « basée uniquement sur des prémisses idéologiques et qui fragilisera davantage l’économie« .

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