Le café menacé de disparition d’ici quelques décennies

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Est-ce la fin de la tasse de café matinale? Une étude réalisée par des chercheurs britanniques et éthiopiens avance que les plantes produisant 70 pour cent des grains de café de la planète, les grains Arabica, pourraient être beaucoup plus rares – et donc beaucoup plus dispendieuses – d’ici quelques décennies, changeant radicalement le marché de la production et de la vente de l’une des boissons les plus populaires du monde. La cause? Les changements climatiques, qui prennent de plus en plus d’ampleur.

Au moins le tiers des terres où poussent les plantes Arabica pourraient disparaître d’ici 2080 en raison des changements climatiques

Des scientifiques des Jardins royaux de Kew et de l’Environment and Coffee Forest Forum d’Addis Ababa, en Éthiopie, ont examiné les impacts potentiels des changements climatiques sur les terres où sont cultivé les plantes Arabica, qui sont très vulnérables aux changements de température et à d’autres dangers, comme des infestations d’insectes et des maladies.

Dans le meilleurs des cas, prévoient-ils, la surface des terres où pourront être cultivés les fameux grains sera réduite de 38 pour cent d’ici 2080. Dans le pire des cas, cette perte bondira à 90, voire 100 pour cent.

Il existe un « risque élevé » d’extinction, affirme l’étude reprise par la CBC après sa publication dans le magazine scientifique Plos One.

Il s’agit là de très mauvaises nouvelles pour les buveurs de café, mais surtout pour les pays producteurs, comme l’Éthiopie, le Brésil et la Colombie, qui ont produit, en 2009-2010, 93 millions de sacs de café, pour une valeur totale d’environ 15,4 milliards $.

La majorité du café est fait de grains Arabica. Selon la CBC, ces grains sont prisés pour leur diversité génétique, et se développent le mieux à une température de 18 à 21 degrés Celsius. Au-delà, les plantes mûrissent trop rapidement – ce qui affecte le goût – ou poussent trop lentement.

L’étude souligne par ailleurs que les prédictions sont « conservatrices », puisque les chercheurs n’ont pas tenu compte de la déforestation, en Éthiopie et au Soudan du Sud, des terres où pourraient pousser l’Arabica.

« Les modèles prennent pour acquis que la végétation naturelle demeure intacte, alors que les forêts d’Éthiopie et du Soudan du Sud sont largement fragmentées en raison de la déforestation. Les insectes, maladies et autres facteurs négatifs n’ont pas non plus été pris en compte », souligne les chercheurs.

Aux dires de ces derniers, certains « endroits clés » capables de soutenir la croissance de l’Arabica, au moins jusqu’en 2080, devraient être préservés et protégés à des fins de conservation.

Dans la catégorie: Science et Environnement

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