TVA et le Journal de Montréal accusés de biais contre la fonction publique

Hugo Prévost

@HugoPrevost

Des médias du réseau Québecor ont-ils entreprit une campagne négative envers la fonction publique en prévision du prochain budget gouvernemental? Voilà du moins ce que semble penser le Syndicat de professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ), qui a fait paraître samedi une lettre ouverte adressée au réseau médiatique dirigé par Pierre-Karl Péladeau, dans laquelle il dénonce un traitement injuste et biaisé.

Le SPGQ s’en prend au biais journalistique de deux médias de l’empire Québecor

Le SPGQ fait cette démarche à la suite de reportages décrivant les fonctionnaires comme étant à la fois mieux rémunérés que dans le privé et bénéficiant de régimes de retraite nettement plus avantageux, précise-t-on par voie de communiqué.. « Bien que nous soyons convaincus que la population serait la grande perdante, nous ne contestons pas le droit du propriétaire de ces médias à adopter une ligne éditoriale en faveur d’une diminution des dépenses publiques. Cependant, nous nous serions attendus à une plus grande rigueur et à une véritable objectivité de la part de ces médias », affirme Richard Perron, le président du regroupement syndical.

Dans sa missive, le SPGQ rappelle que les données sur les salaires et la rémunération des fonctionnaires sont fournies par l’Institut de la statistique du Québec. Pourtant, déplore-t-on, TVA et le Journal de Montréal, les deux médias mis en cause, ont préféré utiliser les données chiffrées d’une association patronale, « servant ainsi les intérêts de cette dernière au détriment de l’intérêt public. Le procédé est plus que douteux ».

Le SPGQ se demande également pourquoi un sondage commandé par le Conseil du Trésor indique que le gouvernement du Québec se classe bon dernier comme choix d’employeur derrière le gouvernement fédéral, le secteur privé et le statut de travailleur autonome, entre autres, si, selon TVA et le JdeMtl, les conditions de travail y sont si alléchantes.

« Disons-le franchement, la principale motivation d’un employé de l’État n’est pas le salaire, mais bien le désir de servir ses concitoyens », soutient le regroupement syndical, en notant le départ important des « cerveaux » de la fonction publique vers le secteur privé et la perte d’expérience qui y est associée. Ce genre de situation a d’ailleurs mené à l’embauche massive de sous-traitants, et ouvrant potentiellement la porte au gonflement artificiel des contrats par des firmes de génie, comme l’on démontré de nombreuses affaires reliées de près ou de loin, par exemple, à la Commission Charbonneau sur l’octroi des contrats publics.

« (…) nous nous attendons, de la part de tous les médias, à ce que l’on respecte les règles journalistiques. Il nous apparaît que ces règles ne sont pas toujours respectées dans les médias de Québecor. Faut-il s’étonner que cette entreprise ait choisi de quitter le Conseil de presse du Québec? », conclut la missive du SPGQ.

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Commentaires (1)

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  1. Grand-elfe dit :

    Oui, les fonctionnaires sont trop bien traités, mais oui pédaleau est un néo-libéral réactionnaire.il y a trop de fonctionnaires qui tricottent au gouvernemet, mais il y a trop de scribouilleux néo- libéra, y a qu’à penser à jean Lapierre et paul Laroque et celui qui a toujours son air déplorer Pierre Bruno qui transmet son savoir en matière de pathos..

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