Amiante: les syndicats dénoncent vivement le laissez-aller gouvernemental

Pieuvre.ca

@PieuvrePointCa

La réaction houleuse se poursuit à la suite de l’abandon de l’amiante et du chrysolite par le gouvernement péquiste, et la Fédération des travailleurs du Québec (FTQ) et le Syndicat des Métallos estiment que la classe politique a une responsabilité historique envers les employés de ce secteur d’activité qui perdront leur emploi. Aux dires des regroupements syndicaux, Québec doit donc intervenir directement auprès des futurs chômeurs, après avoir appuyé l’industrie pendant des décennies.

La mine Jeffrey a finalement interrompu ses activités de façon permanente après l’annulation du prêt gouvernemental

Dans une déclaration transmise par communiqué, le président de la FTQ, Michel Arsenault, ainsi que le directeur québécois des Métallos, Daniel Roy, lancent ainsi un appel à l’aide pour les 290 employés de Lab Chrysotile, qui se retrouveront prochainement sans emploi.

« On ne peut pas laisser 290 hommes et femmes, dont les prestations de chômage sont arrivées à leur fin, ruminer seuls en attendant d’être obligés de vendre leur maison pour avoir droit à l’aide sociale. La recherche d’emploi est ardue pour les chômeurs de Lab Chrysotile, dont la moitié ont plus de 50 ans. Ces gens qui ont gagné leur vie honorablement et fièrement vivent aujourd’hui de véritables drames humains », déplore Daniel Roy.

Les deux entités syndicales sont d’ailleurs particulièrement remontées contre les commentaires désobligeants envers l’industrie de l’amiante, alors qu’il est de « bon ton », selon eux, d’adopter une position négative par rapport à ce secteur d’activité industrielle.

« Les politiciens de tout acabit, fédéraux comme québécois, balayaient cependant du revers de la main les inquiétudes quant à l’avenir économique de la région de Thetford, sortant de leur chapeau les mots magiques : « diversification économique«  », plaide-t-on.

« Où sont-ils aujourd’hui ces mêmes politiciens alors que les familles souffrent? Ils ont une responsabilité politique à assumer, maintenant que l’industrie du chrysotile est en déroute, par leurs décisions », soutiennent les deux syndicalistes.

« Il doit y avoir une action rapide des instances politiques, à Québec comme à Ottawa, pour venir en aide à ces familles en détresse. Nous demandons de rencontrer les responsables politiques des deux paliers de gouvernement afin de trouver des solutions qui permettent aux gens de compléter dignement leur vie active, notamment par des programmes en lien avec l’assurance-emploi », a conclu le président de la FTQ, Michel Arsenault.

Rappelons que le gouvernement du Parti québécois a rapidement annoncé, suite à son élection, l’annulation du prêt de 58 millions $ destiné à relancer les activités de la mine Jeffrey, mettant ainsi fin à l’exploitation du chrysotile dans la province. Les péquistes ont promis la mise en place d’un fonds de diversification économique de 50 millions $ pour la région pour contrebalancer l’effet de la fermeture.

Dans la catégorie: À la unePolitique et Économie

Mots-clef: , , , , , , , , , , , , , , , , ,

Répondez




Afin d'ajouter une photo à vos commentaires, veuillez obtenir un identifiant Gravatar.