Le CRTC doit se pencher sur le financement de Radio-Canada, affirment les syndiqués

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Le Syndicat des communications de Radio-Canada (SCRC) a demandé vendredi au Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) de créer une commission indépendante afin d’examiner et de fixer les paramètres du financement du diffuseur public. Il s’agit là de la principale requête comprise dans le mémoire déposé dans le cadre des audiences publiques du CRTC visant le renouvellement des licences de la Société Radio-Canada, qui débuteront le 19 novembre prochain.

Le CRTC examinera en novembre la licence de Radio-Canada

Selon Alex Levasseur, le président du SCRC, un diffuseur public, particulièrement avec un mandat aussi vaste que celui de Radio-Canada, doit être financé par des fonds publics. « Or, avec seulement 50 pour cent de son financement provenant du gouvernement, peut-on toujours parler d’un diffuseur public? », s’interroge-t-il.

Le SCRC est d’avis que le CRTC doit prioritairement régler la question du financement à long terme de la Société Radio-Canada. Au cours des 10 dernières années, plusieurs organismes, dont le comité permanent du Patrimoine canadien, se sont prononcés en faveur d’un financement pluriannuel, stable et augmenté. Le SCRC a toujours souscrit à cette idée, précise-t-on par voie de communiqué.

« Le diffuseur public ne doit plus continuer sur la lancée du financement privé, comme la publicité et d’autres formes de revenus autonomes pour assurer la réalisation de son imposant mandat, indique M. Levasseur. Le recours à la publicité est un leurre : plus les revenus publicitaires augmentent, plus les crédits parlementaires diminuent! »

Depuis 2009, des compressions budgétaires de près de 400 millions $ ont entraîné 1400 mises à pied dans l’ensemble du réseau, rappelle-t-on. « Radio-Canada est étranglée par un sous-financement chronique. C’est son mandat-même qui en est affecté: Radio-Canada n’a plus les moyens ni la capacité d’informer, d’éclairer et de divertir comme elle doit le faire. Maintenir le diffuseur public dans cette situation financière est une façon à peine détournée de privatiser CBC Radio-Canada », ajoute le président du syndicat.

Le SCRC dit d’ailleurs se réjouir de l’accueil de la population à la campagne Tous amis de Radio-Canada, menée conjointement avec la CSN. Vendredi dernier, plus de 1000 mémoires citoyens appuyant les positions du SCRC ont été remis au CRTC.

Le SCRC, affilié à la Fédération nationale des communications de la CSN, représente 1800 salariés de la société de la Couronne au Québec et à Moncton, au Nouveau-Brunswick.

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