Confiance des entreprises: tout et son contraire
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Il semble y a voir une contradiction sur le plan économique au pays; dans une note d’information publiée mercredi, la firme comptable PricewaterhouseCooper (PwC) s’étonne que les entreprises privées disent s’attendre à une amélioration des affaires au cours de l’année qui vient, alors qu’elles avouent n’avoir jamais été autant préoccupées par le contexte économique depuis 2009.

Les entreprises craignent les soubresauts de l’économie, tout en croyant réaliser des profits supérieurs en 2012-2013
S’agit-il d’un coup de bluff économique? S’appuyant sur son plus récent sondage Perspectives d’affaires, réalisé annuellement auprès de plus de 400 sociétés canadiennes sur leur structure de propriété, leur performance et les problèmes qu’elles entrevoient, PwC soutient qu’un peu plus de trois propriétaires de sociétés privées sur quatre (77 pour cent) affirment que les affaires se porteront mieux au cours de la prochaine année, même si la performance économique est la principale source d’inquiétude.
Selon Yves Bonin, leader des Services aux sociétés privées pour PwC Montréal, dans aucun des précédents sondages, depuis 2009, les propriétaires de sociétés privées n’indiquent le contexte économique comme étant leur principale préoccupation. Dans le rapport de l’année dernière, Il ne s’agit même pas l’une de leurs trois principales sources d’inquiétude. C’est un signe, avance PwC, que l’appréhension face à l’instabilité économique qui persiste pourrait s’insinuer dans la réflexion des dirigeants et provoquer davantage d’inquiétude.
Les propriétaires d’entreprises sont persuadés qu’ils s’en sortiront mieux grâce à l’amélioration de leurs ventes (66 pour cent), à l’accroissement de leur part de marché (50 pour cent) et aux bénéfices qu’ils prévoient (49 pour cent). « Outre ces trois principales raisons, il est intéressant de noter qu’un répondant sur quatre déclare sentir « d’instinct » que la situation s’améliorera », plaide la firme par voie de communiqué.
Les sociétés de taille moyenne (comptant moins de 500 employés) sont plus confiantes de réaliser des progrès que ne le sont les plus grandes sociétés, révèle le sondage : elles sont en effet plus nombreuses à penser que les affaires seront meilleures à la mi-2013 (80 pour cent contre 69 pour cent des sociétés comptant plus de 500 employés).
Les plus petites sociétés (moins de 100 employés) semblent être les plus optimistes : plus de la moitié s’attendent à enregistrer, cette année, un taux de croissance plus élevé qu’en 2011 (51 pour cent contre 33 pour cent des sociétés comptant plus de 500 employés).
Au dire de M. Bonin, « les propriétaires des grandes entreprises établies peuvent s’inspirer des nouvelles, des petites ou des moyennes sociétés, et inversement. Si ces grandes sociétés ont l’avantage de pouvoir s’appuyer sur leurs ressources et leur expérience, le niveau de complexité qui caractérise ce type d’entreprises les rend moins aptes à prendre des risques et moins tolérantes à l’égard des erreurs qu’elles s’autorisaient à leurs débuts. À cause de cela, elles peuvent laisser passer bien des occasions».
Dans la catégorie: Politique et Économie
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