Pirater la ville pour un Montréal « ouvert »
Hugo Prévost
@HugoPrevost
Pirates, à vos sabres numériques! Environ 200 programmeurs et développeurs en informatique ont en effet rendez-vous samedi à l’Université McGill dans le cadre de l’événement Hack ta ville, une séance de « création informatique ». Réalisé en partenariat avec la Ville de Montréal, la Société de transport de Montréal (STM) et l’Agence métropolitaine de transport (AMT), Hack ta ville vise à développer des applications portant sur le transport, la planification urbaine mais aussi l’agriculture urbaine, le développement durable ou l’utilisation du territoire (lieux publics, parcs, développement résidentiel). Le tout dans l’optique de la libre circulation des données et du « gouvernement ouvert ».

La STM offre quantité de données sur les déplacements des détenteurs de cartes OPUS dans le cadre de l’événement Hack ta ville
Les deux principales agences de transport de la région métropolitaine et l’administration municipale ont ainsi décidé, pour l’occasion, de « libérer » de nouvelles données des griffes des serveurs autrefois uniquement accessibles à l’interne pour permettre leur exploitation par le public. Le tout devrait permettre de mettre sur pied, à terme, des applications et des services axés sur le libre flot des informations et permettant aux Montréalais et aux Québécois de ne faire qu’un tout numérique avec la métropole de la province.
«Je suis très heureux que la Ville de Montréal libère de nouveaux ensembles de données dans le cadre de Hack ta ville, le 8 septembre prochain. Cela fera bientôt un an qu’elle est devenue la première municipalité au Québec à ouvrir ses données. Elle a permis ainsi aux développeurs de créer de nouvelles applications informatiques qui facilitent la vie des Montréalais, notamment en ce qui a trait à leurs déplacements, tout en stimulant l’entrepreneurship», a déclaré le président du comité exécutif de la Ville de Montréal, Michael Applebaum.
L’AMT, par exemple, rendra accessibles de nouvelles données en temps réel concernant son réseau de trains de banlieue afin que les développeurs créent des applications mobiles facilitant les déplacements des clients en transport collectif. Dans cette optique, et dans le but d’offrir davantage d’outils à la clientèle des transports collectifs voulant mieux planifier ses déplacements, les données en temps réel de l’AMT seront intégrées, dès cet automne, au calculateur de trajet de Google Maps, l’application gratuite du géant de la recherche Google.
« En offrant nos données aux développeurs de logiciels, nous avons la volonté d’encourager la création d’outils visant à améliorer l’efficacité des déplacements et à offrir une meilleure information qui sera utile à la clientèle pour rendre son expérience du transport collectif conviviale et facile », souligne le PDG par intérim de l’AMT, Paul Côté.
Du côté de la STM, on annonce la diffusion d’informations sur les déplacements d’utilisateurs de la carte OPUS au sein des réseaux de bus et de métro. » Entre les mains des développeurs créatifs et talentueux présents à Hack ta ville, ces données pourront par exemple servir à développer des outils qui proposent des trajets alternatifs pour faciliter les déplacements des citoyens et favoriser l’utilisation du cocktail transport », a affirmé Michel Labrecque, président du conseil d’administration de la STM.
À la Ville, enfin, on pratique la « libération » de données depuis déjà plus d’un an. Pour Hack ta ville, l’administration Tremblay fournit désormais des informations sur les stationnements et les panneaux de signalisation, le plus récent recensement de la population de l’île, ainsi que l’échantillon pour l’arrondissement de Ville-Marie des arbres publics sur le territoire municipal. Des échantillons de données sur les parcs et autres attraits naturels de Montréal sont également fournis sur place, à l’Université McGill, sur disque.
Dans la catégorie: À la une • Société
Mots-clef: amt, applications, applications mobiles, à la une, données ouvertes, gouvernement ouvert, hack ta ville, information, informatique, internet, libre-circulation de l'information, montréal, Société, stm, université mcgill, ville de montréal, web