Il y a bel et bien de l’eau sur la Lune

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De petites quantités d’eau glacée pourraient former de cinq à 10 pour cent des matériaux composant les parois du cratère Shackleton, l’un des cratères lunaires faisant partie des endroits les plus propices à une exploration poussée sur notre seul satellite naturel. Cette observation a été effectuée par une sonde de la NASA, le Lunar Reconnaissance Orbiter (LRO) dans ce cratère constamment plongé dans l’ombre du pôle sud de notre lune.

De faibles quantités de glace se trouveraient tout près du pôle sud de la Lune

Selon le responsable scientifique adjoint du projet LRO, John Keller, ces résultats « fantastiques » contribuent à faire progresser l’exploration des sources d’eau sur la lune. « Plusieurs instruments du LRO ont contribué de façon unique à cette affaire, mais seul le radar pénètre assez profondément sous la surface pour rechercher la signature des blocs de glace. »

Il s’agit du premier examen radar du cratère Shackleton, une cible prioritaire pour de futures missions d’exploration. « L’intérieur de ce cratère est constamment plongé dans l’ombre et est donc un « piège à froid », soit un endroit assez froid pour que la glace s’y accumule », a pour sa part indiqué Ben Bussey du Applied Physics Laboratory de l’Université John Hopkins. « Les résultats du radar correspondent à la théorie voulant que l’intérieur du cratère contienne un petit pourcentage de glace mélangée au sol lunaire sec. »

Ces découvertes viennent appuyer la possibilité depuis longtemps reconnue que des régions constamment plongées dans l’ombre à l’intérieur des cratères d’impact soient les sites d’une accumulation d’eau potentielle. Plusieurs observations ont permis de réviser les croyances voulant que la surface lunaire soit entièrement sèche et inhospitalière. De maigres quantités d’eau ont entre autres été détectées sur la surface lunaire en utilisant plusieurs spectromètres fonctionnant à l’infrarouge. La détection de certaines quantité d’hydrogène près des pôles laisse également croire que, si cet hydrogène existait sous forme d’eau, cela représenterait une concentration en glace moyenne de 1,5 pour cent dans ces régions.

« À l’intérieur du cratère, nous ne voyons pas de preuves de l’existence de glaciers comme sur la Terre, précise Bradley Thomson, le chercheur principal de l’équipe scientifique. L’eau sous forme de glacier a une signature radar particulière, et nos mesures révèlent un signal beaucoup plus faible qui correspond à un terrain accidenté et une quantité limitée de glace. »

La présence de glace sur la Lune est encourageante pour les scientifiques, puisque ces dépôts d’eau gelée pourraient être exploités par une éventuelle mission permanente sur l’astre lunaire, histoire de récupérer l’oxygène de l’eau, ou tout simplement faire fondre la glace pour la consommer sous forme d’eau potable. Tout cela, bien évidemment, au-delà de l’aspect scientifique en lui-même.

Dans la catégorie: Science et Technologie

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