Élections provinciales – Le FRAPRU déçu de la campagne

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À quelques jours du scrutin, le Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU) craint pour l’avenir du logement social et des locataires québécois à faible et à modeste revenus. Dans une déclaration transmise par voie de communiqué, l’organisme indique que seuls le Parti québécois (PQ) et Québec solidaire (QS) se sont engagés à continuer le développement du logement social, promettant respectivement 3000 nouveaux logements sociaux par année et 50 000 sur cinq ans.

Le FRAPRU déplore l’absence de prise de position de plusieurs partis sur la question du logement social

Toujours selon le FRAPRU, le Parti libéral du Québec (PLQ) et Option nationale (ON) n’ont pris aucune forme d’engagement pour améliorer le sort des mal-logés, lesquels représentent pourtant près d’un quart de million de ménages locataires.  Même les demandes répétées des groupes logement de Sherbrooke, de Gatineau et de Montréal n’ont fait céder le parti de Jean Charest.

Quant à la Coalition Avenir Québec, son chef François Legault a entretenu le doute durant les derniers moments de la campagne.  Le FRAPRU rappelle qu’après avoir dit non à l’Association des locataires de Sherbrooke sur la poursuite du programme AccèsLogis (le seul programme permettant actuellement la réalisation de nouveaux logements sociaux), François Legault a émis une opinion contraire à un représentant de Logemen’Occupe, de Gatineau, à l’effet qu’il maintiendrait les budgets actuels du programme « si les finances du Québec le permettent ». Pour Jean-Claude Laporte, porte-parole pour les dossiers québécois au FRAPRU, « M. Legault se moque des locataires en maintenant cette ambigüité et en refusant de préciser sa pensée sur l’avenir du logement social. Pour ses autres engagements, la CAQ n’a pas émis ce genre de réserve! C’est ni plus ni moins que du mépris envers les locataires».

Le FRAPRU s’interroge également sur le choix du PQ, de la CAQ et de QS à offrir de l’aide pour accéder à la propriété privée « alors que l’endettement des ménages prend des proportions inquiétantes et que de toute façon, cela ne règlera en rien les problèmes de pénurie, d’insalubrité et d’incapacité de payer des plus pauvres ». Pour répondre aux besoins les plus pressants, le FRAPRU réclame 50 000 nouveaux logements sociaux en cinq ans, dont 20 000 HLM.

Selon Marie-José Corriveau, organisatrice au FRAPRU, « ça fait très longtemps qu’on sort d’une campagne électorale avec si peu d’engagement pour lutter contre la pauvreté et assurer plus de justice sociale au Québec.  Il est certain que ça pave la voie à des tensions, voire des conflits, sociaux de plus en plus intenses.  Chose certaine, le FRAPRU, lui, poursuivra sa lutte pour la reconnaissance du droit au logement ».

Dans la catégorie: Société

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