Rendez-vous spécial avec Cascadeur… et son casque

Thibaud DE CLERCK

Né sur scène il y a cinq ans, l’artiste français Cascadeur, entouré de mystère, se produit toujours avec un casque sur la tête. Après trois albums autoproduits, il revient désormais avec The Human Octopus, un quatrième opus qui a séduit le public. Pieuvre.ca a rencontré l’homme masqué pour lui poser quelques questions sur son parcours et ce qui le motive à étaler ses tripes sur ses disques.

Pieuvre.ca: Tout d’abord, la question de tous doivent vous poser. Pourquoi portez-vous ce casque?

Photo Thibaud De Clerck / Pieuvre.ca

Cascadeur: Il y a deux raisons à ça. J’ai un souci avec l’exposition. Je voulais rester dans l’ombre, je me considère comme un homme de l’ombre. De plus, je voulais revenir à l’enfance de mon travail, à mes débuts. Et plus jeune, j’avais cette figurine de motard cascadeur. J’avais le nom après, j’ai pu organiser tout le reste et le fait d’être masqué à débloquer des choses en moi. Je me livre dans mes morceaux et avec ce masque, je crains moins cette ouverture. Donc c’est un accessoire pour mon personnage et un moyen de gérer l’inquiétude d’être seul sur scène. C’est une partie de moi même, pas un simple accessoire.

Pieuvre.ca: À quand remonte le début de votre aventure musicale?

Cascadeur: Il y a 10 ans. À l’époque, j’étais enseignant. À la fin de l’année, un ami m’a proposé de partir avec lui en tournée. C’était une occasion unique. Si je ne l’avais pas fait à ce moment, je pense que je ne l’aurais jamais fait. Là, j’ai découvert cet univers et l’aventure a commencé.

Pieuvre.ca: Quels artistes ou groupent vous ont-ils influencés?

Cascadeur: J’ai un parcours assez hétéroclite, j’ai fait du piano classique, du jazz. J’ai écouté pas mal de pop, de musique contemporaine. Donc, mes influences sont assez larges qui ont composé mon style musical.

Pieuvre.ca: Vous êtes auteur-compositeur-interprète. Comment le processus de création fonctionne-t-il?

Cascadeur: Toujours de la même façon. Je compose la musique au piano ou plus récemment à la guitare, mais je ne suis pas guitariste (rire). Ensuite, j’arrange le morceau et quand c’est terminé, j’écris les textes. C’est toujours comme ça que je fonctionne.

Pieuvre.ca: De quelle manière ce nouvel album s’est-il construit?

Cascadeur: Ça été un peu bizarre, car c’est un premier album qui en réalité un quatrième album. C’est une synthèse en réalité. Une synthèse des morceaux qui étaient sur les autres albums avec des arrangements différents, de nouvelles prises.

Pieuvre.ca: Votre nouvel album a pour titre The Human Octopus. Qu’est-ce qui vous a amené à parler d’une « pieuvre humaine »?

Cascadeur: Tout d’abord, ça reflète mon image en concert. Je suis seul sur scène et je dois gérer plein de choses à la fois et parfois je me retrouve dans des positions un peu spéciales qui font penser à une pieuvre. Ensuite, je voulais symboliser la rencontre entre l’homme et l’animal.

Pieuvre.ca: Tu es seul sur scène, ce n’est pas trop compliqué ?

Cascadeur: C’est spécial. J’avais l’habitude de jouer souvent avec des groupes et là, je me retrouve seul sur scène. Mais j’en avais besoin. De plus, je n’avais aucune garantie et je ne voulais pas non plus les embarquer dans cette aventure sans savoir où elle allait me mener. Mais ça va changer, je pense que pour la prochaine tournée, je ne serai plus tout seul. J’en ai envie. Ça fait cinq ans que je suis seul en concert, j’ai envie que ça change un peu.

Pieuvre.ca: Quels sont vos projets pour la suite?

Cascadeur: J’ai des textes à écrire et je serai en studio tout l’été pour le troisième album.

Dans la catégorie: Culturel

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