14e édition du Festival MEG : un spectacle d’ouverture au rythme contrastant

Caroline Lévesque

@CaroLevek

Jeudi dernier, la Sala Rossa accueillait sous son toit le concert d’ouverture de la 14e édition du Festival MEG, qui a comme mission cette année encore de servir agréablement les fervents de musique électronique. Les prestations de The Balconies et de Monogrenade se sont déroulées dans une ambiance plutôt intime, étant donné le synchronisme avec les spectacles le même soir à Montréal de Jean Leloup et de Coldplay.

Photo : MEG

Le festival a débuté avec la voix détonante de la chanteuse du trio ottavien The Balconies, qui a proposé à son public un son très pop et puissant qui baigne à la fois dans une formule mainstream tout en gardant un certain cachet indie. En plus des déhanchements magistraux de la chanteuse sur scène, le groupe a présenté un registre de chansons provenant de son nouvel EP sorti en février de cette année ainsi que de son album éponyme.

La prestation du groupe Monogrenade – en lice en mai dernier pour le prix Félix-Leclerc de la chanson – formait le noyau du spectacle d’ouverture. Le quatuor de base devenu pour l’occasion jeudi dernier un sextuor, ajoutant deux violons de plus à son arc, a servi à son public les pièces de son album Tantale, sorti en 2011. Le groupe aux sonorités orchestrales qui mêlent les arrangements d’instruments à cordes ainsi que de multiples effets électroniques, autant dans la voix qu’en trame de fond, est actuellement en écriture de chansons pour son deuxième album. Il a généreusement donné un avant-goût de celui-ci jeudi dernier avec la pièce Le fantôme.

Le rythme du groupe principal détonnait par rapport à ce qui avait été fait précédemment. La première partie très rock et dynamisante semblait avoir absorbée une bonne partie de l’énergie de la soirée. Monogrenade manquait malheureusement de vigueur sur scène, malgré la richesse et la complexité de leurs agencements musicaux. La fin du spectacle est venue renouveler un peu l’ambiance de la soirée avec l’utilisation de casseroles lors de la dernière chanson pour appuyer la batterie et les effets sonores. Le groupe est revenu sur scène pour un rappel et avait transformé les violons en banjo pour une fin quelque peu improvisée, mais à tout le moins interactive et rassembleuse. Sommes toutes, le MEG avait choisi pour son spectacle d’ouverture de grosses pointures qui ont bien démarré la semaine et demie de son festival qui se poursuivra jusqu’au 5 août prochain dans plusieurs bars et salles de spectacle montréalaises.

La programmation du festival est disponible en ligne.

Dans la catégorie: CulturelFestivalMEG 2012

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