Le mouvement étudiant se déplace en Ontario
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Le conflit étudiant qui secoue le Québec depuis l’hiver continue de traverser les frontières. En attendant un éventuel déclenchement d’élections au début du mois d’août, et alors que les fédérations étudiantes se préparent à en découdre une fois de plus avec le gouvernement libéral et les tenants d’une importante hausse des droits de scolarité, les militants en profitent pour diffuser le message de lutte ailleurs au pays. Premier arrêt : l’Ontario.
Une série de conférences sur la solidarité étudiante, qui se tiendra dans divers villes de l’Ontario, a ainsi été lancée vendredi soir à Ottawa. Des représentantes et représentants étudiants du Québec devaient s’y exprimer sur la façon dont les étudiants de cette province ont organisé la grève la plus longue et la plus importante de l’histoire du Canada.
« Les étudiantes et étudiants de l’Ontario paient déjà les frais de scolarité les plus élevés du pays et sont confrontés à une autre hausse de cinq pour cent cet automne », dit Sarah Jayne King, présidente de la Fédération canadienne des étudiantes et étudiants-Ontario. « Les étudiantes et étudiants de l’Ontario aimeraient apprendre de l’expérience de leurs pairs du Québec pour mener leur combat pour une éducation postsecondaire abordable, accessible et de bonne qualité. »
Dans une déclaration transmise par voie de communiqué, la Fédération canadienne des étudiants-Ontario (FCE) a rappelé que les étudiants du Québec font la grève depuis près de 150 jours pour s’opposer au projet de leur gouvernement d’augmenter les frais de scolarité. Le gouvernement a réagi aux actions des étudiantes et étudiants en adoptant la loi 78, qui limite considérablement leur droit de manifester. Les Nations unies et Amnistie internationale ont d’ailleurs exprimé leurs inquiétudes au sujet des violations des droits de la personne que pourrait entraîner la loi 78.
La FCE déplore également qu’en Ontario, le gouvernement libéral ait augmenté les frais de scolarité jusqu’à 71 pour cent depuis 2006, soit une augmentation semblable à ce que propose le gouvernement Charest au Québec. Depuis que les frais de scolarité sont si élevés en Ontario, seulement la moitié du financement de fonctionnement des collèges et universités est fournie par le gouvernement, précise-t-on.
« Les étudiantes et étudiants de l’Ontario, comme leurs pairs du Québec, sont unis dans leur combat pour baisser les frais pour tous les étudiants et étudiantes et pour défendre l’éducation postsecondaire publique, a ajouté Mme King. En partageant nos succès et nos défis, nous bâtissons un mouvement plus fort pour une éducation publique abordable en Ontario et au Québec. »
Après Ottawa, des conférences auront lieu à Kingston, Hamilton, Windsor, Niagara, London, Guelph, Toronto et Peterborough au cours des huit prochains jours.
Dans la catégorie: Politique et Économie
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