Ottawa consulte au Québec sur la dualité linguistique
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Le gouvernement fédéral a entamé cette semaine des consultations publiques à propos de l’après-Feuille de route pour la dualité linguistique canadienne. Si le processus est entamé depuis la fin du mois de mai, Patrimoine canadien vient de transporter son appareil consultatif en sol québécois, avec une réunion publique tenue à Val-d’Or. Le tout survient alors qu’Ottawa a récemment annoncé 17 projets de soutien financier pour des organismes faisant la promotion de l’anglais dans la région montréalaise.

Le gouvernement conservateur a ouvert un panier de crabes en annonçant le financement de 17 organismes favorisant l’utilisation de l’anglais sur le territoire montréalais
Le secrétaire parlementaire de la ministre des Travaux publics et des Services gouvernementaux, pour les Langues officielles et pour l’Agence de développement économique pour les régions du Québec, Jacques Gourde, a ainsi rencontré jeudi en Abitibi des communautés de langue officielle vivant en situation minoritaire pour les interroger sur leurs priorités.
« Les deux langues officielles du Canada servent à définir qui nous sommes en tant que Canadiens. Elles sont les langues de notre dialogue national et les langues qui permettent aux nouveaux arrivants au Canada de participer pleinement à la vie de notre société, a expliqué le ministre du Patrimoine James Moore. Grâce à nos langues officielles, nous bâtissons un Canada prospère ensemble. Pour toutes ces raisons, notre gouvernement est fier de tenir ces consultations. »
Dans le cadre de ces consultations, des citoyens seront consultés d’un océan à l’autre, alors que des rencontres auront entre autres lieu à Montréal, Québec, Toronto, Ottawa, Victoria, Edmonton, Yelloknife, Halifax et Moncton. Les internautes ont également accès à un questionnaire en ligne.
Sur le site Internet du ministère, des responsables gouvernementaux disent d’ailleurs miser sur trois aspects principaux pour favoriser la vivacité et la diversité linguistique au pays : valoriser la dualité linguistique auprès de tous les Canadiens, en donnant accès à une série d’outils en ligne et dans les universités du pays, ainsi qu’en favorisant l’édition de livres en français et en anglais; miser sur la jeunesse en favorisant l’apprentissage de l’anglais et du français à l’école et à l’extérieur des salles de classe, en plus d’offrir un programme de bourses pour la formation universitaire en traduction, et, enfin, améliorer l’accès aux services pour les communautés de langue officielle en situation minoritaire, qu’il s’agisse de santé, de justice, d’immigration, ou encore du secteur culturel.
En 2008, Ottawa a annoncé la Feuille de route pour la dualité linguistique canadienne 2008-2013 : Agir pour l’avenir, accompagné d’un investissement de 1,1 milliard $ sur cinq ans destiné à favoriser la la participation de tous les Canadiens à la dualité linguistique et l’appui aux communautés de langue officielle en situation minoritaire.
Rappelons que le gouvernement fédéral s’est attiré les foudres du Nouveau Parti démocratique et du Bloc québécois en annonçant récemment des investissements destinés à 17 organismes et projets visant à favoriser l’utilisation de l’anglais dans la région de Montréal, alors même que de très nombreux acteurs de la société civile, organismes et députés lancent depuis longtemps des cris d’alarme à propos de la situation du français à Montréal.
Dans la catégorie: Politique et Économie
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