Protection du français : les syndicats s’en mêlent

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Alors que la Francophonie se donnait rendez-vous la semaine dernière à Québec, dans le cadre du premier Forum mondial sur la langue française, les délégués rassemblés dans la Vieille Capitale pour l’occasion ont entre autres discuté des méthodes à employer pour favoriser l’usage du français sur les lieux de travail. Une position qui n’est pas sans satisfaire la Fédération des travailleurs du Québec (FTQ) et la Centrale des syndicats nationaux (CSN), qui plaident tous deux pour le développement de la langue de Molière dans le milieu économique.

Le premier ministre Jean Charest, lors du Forum mondial de la langue française. Photo : Gouvernement du Québec

Selon les deux regroupements syndicaux, les participants du forum ont ainsi fait leur une résolution discutée lors d’ateliers syndicaux, soit celle d’oeuvrer à une plus grande coopération syndicale internationale pour renforcer le français au travail.

Inscrite sur le thème de l’Affirmation francophone dans l’espace économique, la proposition des représentants et représentantes des syndicats issus du Québec, de l’Europe, d’Haïti et de l’Afrique affirme que « Sur le plan international, les syndicats doivent se mobiliser et réclamer l’utilisation du français dans les entreprises transnationales comme dans les instances et forums internationaux. La Francophonie syndicale doit s’assurer d’une plus grande représentation politique au sein du mouvement syndical international et relancer ses actions de coopération. La Francophonie syndicale devrait envisager des programmes à destination de l’Afrique incluant l’alphabétisation en langue nationale ainsi que l’organisation et la formation des travailleurs migrants, précaires ou œuvrant dans l’économie informelle ».

Au dire de la FTQ et de la CSN, ces volontés sont issues d’une rencontre que les syndicats ont tenue à Québec et qui visait à convenir d’un diagnostic général de la situation du français comme langue de travail au sein de l’espace francophone et à discuter d’actions et d’outils pour concrétiser la coopération entre syndicats. Les organisations syndicales affirment par ailleurs que des outils déjà existants, comme le portail LangueDuTravail.org ont poussé les délégués à « innover » pour assurer la francisation des milieux de travail, tout en assurant la protection des langues nationales en usage dans les divers pays de la Francophonie.

Ottawa investit dans le français

Parallèlement, le gouvernement fédéral annoncé lundi un appui financier à 22 projets touchant les langues officielles concentrés dans la région métropolitaine de Montréal. Au nombre des organismes et des projets qui reçoivent un financement, mentionnons le Quebec Community Groups Network, le Youth Employment Services Foundation et la Fédération des chambres de commerce du Québec.

Selon le gouvernement conservateur, plus de quatre millions ont été investis dans le cadre des programmes d’appui aux langues officielles au pays. Au dire de Patrimoine canadien, « ces programmes du ministère du Patrimoine canadien favorisent l’épanouissement des minorités francophones et anglophones du pays et leur permettent de participer pleinement à tous les aspects de la vie canadienne ».

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