Le gouvernement Charest mis à mal sur la question de la répartition des revenus
Pieuvre.ca
Les écarts de revenus, qui se creusent entre les riches et les pauvres, inquiètent de plus en plus une population québécoise qui considère en même temps que le gouvernement Charest n’en fait pas assez pour assurer la redistribution de la richesse collective. Voilà ce que révèle un sondage en ligne réalisé du 14 au 19 juin dernier, par la firme CROP, à la demande de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ) auprès de 1 000 personnes.
En effet, une grande majorité de la population québécoise se montrerait préoccupée par l’écart de rémunération entre les riches et les pauvres au Québec et au Canada. Parmi les personnes se disant préoccupées par cet écart de rémunération, 45 pour cent se disent très préoccupées alors que 41 pour cent sont assez préoccupées. Seulement 12 pour cent des répondants n’ont manifesté aucune inquiétude à l’égard de cet écart de rémunération entre les riches et les pauvres.
Une richesse mal redistribuée
Une autre question, dont les réponses sont fort révélatrices aux yeux de la CSQ, portait sur la performance du gouvernement du Québec au niveau de la redistribution de la richesse collective. Selon le coup de sonde, 70 pour cent des répondants disent évaluer plutôt mal (45 pour cent) ou très mal (26 pour cent) les actions du gouvernement Charest à ce sujet.
Ils ne sont que 22 pour cent des répondants à porter un jugement favorable au gouvernement dans ce domaine; 21 pour cent d’entre eux évalue la performance du gouvernement liée à la redistribution de la richesse collective plutôt bien alors que deux pour cent la qualifie même de très bien.
Les répondants au sondage se sont également montrés très sévères à l’égard du gouvernement Charest dans le cadre d’une autre question fort significative. Ainsi, 81 pour cent des personnes interrogées jugent que ce gouvernement est peu (42 pour cent) ou pas du tout (38 pour cent) à l’écoute de la population.
À l’inverse, 18 pour cent des répondants pensent le contraire, alors que 16 pour cent des personnes interrogées croient que le gouvernement libéral est assez à l’écoute de la population, tandis que deux pour cent d’entre elles pensent qu’il est très à l’écoute.
La CSQ n’a pas précisé si le sondage avait été réalisé à l’aide d’un échantillon représentatif, ni si celui-ci disposait conséquemment d’une marge d’erreur.
Le coup de sonde et ses résultats sont publiés alors qu’il flotte une tenace odeur de scrutin automnal sur la province. Le Parti libéral a d’ailleurs débuté la diffusion, cette semaine, d’une courte publicité sans paroles montrant Pauline Marois en train de cogner deux couvercles de casseroles l’un contre l’autre. Ce message semble s’inscrire dans la mouvance libérale visant à dépeindre Mme Marois comme partisane de « la rue », alors que le premier ministre Charest est présenté comme le candidat de la stabilité et de l’ordre.
Dans la catégorie: Politique et Économie
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