Les PME, parents pauvres des investissements en affaires, déplore un rapport

Hugo Prévost

Les petites et moyennes entreprises souffrent de sous-investissement chronique, estime la firme Ernst & Young, alors que ce sont ces mêmes compagnies de 50 employés et moins qui représentent la moitié de l’emploi dans la plupart des pays du G20, plaide-t-on dans un nouveau rapport intitulé Funding the Future publié lundi.

Selon Ersnt & Young, les PME manqueraient cruellement d’investissements

Selon le document, ces « principaux moteurs de l’économie » on, malgré l’intervention de certains gouvernements des 20 principales économies de la planète, toujours de la difficulté à obtenir des prêts bancaires, surtout dans les premières étapes de leur croissant. Ainsi, l’investissement total dans les PME des pays du G20 ne dépasse pas 714 milliards $ US, soit six pour cent du total de 11 507 milliards $ US pour l’ensemble des investissements par prêt bancaire, premier appel public à l’épargne, capital-risque et ange investisseur.

«L’accès au financement demeure l’un des plus grands défis pour la création, la croissance et la survie des PME, surtout les PME novatrices, déclare Luc Charbonneau, associé des Services de certification et leader des Services à l’entrepreneuriat d’Ernst & Young pour le Québec. Dans notre sondage mené auprès de plus de 1 000 entrepreneurs des pays du G20, près des deux tiers trouvent que l’accès au financement est difficile dans leur pays.»

Parmi les constatations soulevées par le rapport, Ernst & Young souligne que si le financement demeure très difficile aux premières étapes du démarrage d’une entreprise, des services de financement par les pairs commencent à s’installer durablement dans la sphère économique; l’un des exemples les plus probants est sans aucune doute Kickstarter, un service de financement communautaire qui permet à des entreprises et des particuliers de faire appel à la générosité du public pour lancer ou démarrer des compagnies ou des services. Le tout se fait en assignant un objectif à atteindre impérativement, mais aussi en établissant des niveaux de financement donnant plus souvent qu’autrement droit à des « récompenses » pour les internautes mettant la main à la poche.

Toujours dans son rapport, Ernst & Young suggère aux gouvernements de porter davantage attention au secteur de entrepreneuriat en développant des politiques publiques qui vont spécifiquement cibler ce domaine de l’économie, et ainsi permettre aux investisseurs d’obtenir un appui plus important des paliers de décision politique et, au bout du compte, de la communauté des affaires dans son ensemble.

La firme propose également que les gouvernements offrent du financement pour égaliser les investissements effectués par les « anges investisseurs », puisque, précise-t-on, ceux-ci ont en voie de devenir une source plus importante de financement pour les nouvelles entreprises prometteuses. L’État pourrait également offrir des crédits d’impôts, ajoute le document.

Dans la catégorie: Politique et Économie

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