Quasi-surplace économique prévu au Québec
Pieuvre.ca
L’économie du Québec tournerait au ralenti; c’est du moins ce qu’en pense la division Services économiques de la Banque Royale. Dans une note d’information publiée mardi, l’institution financière prévoit que l’économie de la province devrait maintenir son cap actuel, et continuera donc d’afficher un modeste profil de croissance en 2012 et en 2013, son économie progressant respectivement à un rythme de 1,6 pour cent et de 1,9 pour cent.
Au dire de Craig Wright, premier vice-président et économiste en chef de la RBC, une reprise modérée devrait se poursuivre dans les mois qui viennent, et ce malgré le caractère « un peu incertain » de la tenue de l’économie québécoise. « Le regain de vigueur de l’économie américaine stimulera la demande de produits d’exportation du Québec, ce qui favorisera le secteur de la fabrication dans cette province », a-t-il déclaré.
Selon la RBC, la production minière a progressé modestement dans les premiers mois de cette année, à la faveur d’une augmentation de la production de minerai d’or et de fer, note-t-on dans le document. Les services aux personnes et aux entreprises ont aussi connu une progression modérée. L’activité manufacturière a fait du surplace, la faiblesse des secteurs des aliments, du papier et du matériel de transport (exception faite des aéronefs) étant contrebalancée par les gains enregistrés dans les secteurs de l’aérospatiale et des machines, mentionne-t-on par voie de communiqué, avant d’ajouter que le commerce de gros et le commerce de détail ont affiché une légère progression. L’activité a ralenti dans le secteur de la construction, mais la construction résidentielle s’est remise en branle avec l’arrivée du printemps, ajoute-t-on.
L’amélioration des données relatives à l’emploi au Québec ces derniers mois a été accueillie avec soulagement, indique la RBC, car certains avaient craint que les résultats négatifs de l’Enquête sur la population active - indiquant la perte de 61 000 emplois au Québec à la fin de 2011 - ne sèment l’inquiétude chez les consommateurs et les acheteurs de maisons. La forte progression de l’emploi en mars et en avril (création totale de près de 60 000 nouveaux emplois nets) a beaucoup contribué à apaiser les craintes selon lesquelles les secteurs de l’économie provinciale dépendants de la consommation étaient exposés à un risque de fléchissement important, souligne la note d’information.
« Les statistiques sur la main-d’œuvre provenant de sources autres que l’Enquête sur la population active révèlent des améliorations assez constantes, bien que modestes, ce qui semble indiquer que le recul noté tenait à une anomalie statistique plutôt qu’à l’imminence d’un ralentissement économique, a mentionné M. Wright. Cela dit, même si le marché du travail au Québec n’est pas déprimé, il n’est pas non plus florissant. Les plus récentes données indiquent que les niveaux d’emploi ont à peine progressé, et le taux de chômage est un peu plus élevé que l’an dernier. »
Dans la catégorie: Politique et Économie
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