Les Premières Nations veulent une éducation qui leur ressemble

Pieuvre.ca

À l’occasion du quatrième anniversaire de la présentation des excuses du gouvernement du Canada pour le système des pensionnats indiens, le Chef national de l’Assemblée des Premières Nations (APN) Shawn Atleo continue de lancer un appel à l’action afin de concrétiser les changements requis pour la réconciliation. Dans une déclaration publiée mardi par voie de communiqué, M. Atleo demande ainsi aux divers paliers gouvernementaux de collaborer avec les Premières Nations pour que celles-ci aient accès à une éducation adaptée à leur réalité.

Une école des Premières Nations

« Les excuses ont été faites à un moment très important pour l’ensemble du Canada et exigent un engagement indéniable à passer à l’action et à parvenir à une réconciliation, a affirmé M. Atleo. Le temps est venu de passer à l’action pour faire respecter nos droits et de veiller à ce que l’enseignement fourni aux peuples des Premières Nations soit adapté à leur culture et à leur langue et d’une excellente qualité, et ce, pour tous nos élèves. Le fait que les Premières Nations font partie intégrante de l’histoire, de l’économie et de l’avenir du Canada doit être affirmé. »

Les excuses aux survivants des pensionnats indiens ont été présentées à la Chambre des communes le 11 juin 2008. Elles ont compris un engagement du Parlement et de tout le Canada à se joindre aux Premières Nations dans un processus de guérison et de réconciliation.

« La véritable réconciliation exige des actions et des changements réels, a poursuivi le chef Atleo. Nous honorons et appuyons les personnes qui effectuent un processus de guérison personnelle. Parallèlement, nous devons continuer d’aller de l’avant, en songeant au passé tout en progressant pour créer un meilleur avenir pour nos enfants. Notre travail vise à fournir des solutions pertinentes selon la communauté locale qui appuient la réussite tout en mettant fin à l’injustice et aux tentatives unilatérales qui ne respectent pas nos droits. Plutôt que d’être un instrument d’oppression comme par le passé, l’enseignement doit maintenant affirmer et respecter nos peuples par l’intermédiaire d’approches conçues à l’intention des Premières Nations qui font appliquer nos droits, qui honorent notre patrimoine et nos langues, et qui promeuvent la réussite de chacun de nos élèves. »

Mardi, plus de 5000 personnes étaient attendues sur la Colline parlementaire pour soutenir l’équité fondée sur la culture pour les enfants des Premières Nations. La campagne visant à convaincre la population et les dirigeants politiques, porte le nom de Nos rêves comptent aussi. Il s’agit de l’envoi d’une série de lettres mis sur pied par Société de soutien à l’enfance et à la famille des Premières Nations du Canada.

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