La formation scientifique, une étape essentielle pour les emplois de l’avenir, soutient un rapport

Pieuvre.ca

Un rapport dévoilé mardi par la société de biotechnologie Amgen Canada et l’organisme Let’s Talk Science révèle que la création d’un important bassin d’individus formés en science est crucial pour permettre au Canada de demeurer compétitif et de fournir des emplois à la population. Le document révèle d’ailleurs que bien que les étudiants canadiens réussissent bien lors de tests nationaux et internationaux, il y a une forte baisse de la relève en science et en mathématique une fois que ces cours ne sont plus obligatoires, normalement à la fin du secondaire. La proportion d’étudiants choisissant les sciences au cégep et à l’université demeurerait également stable.

Comme le décrivent les deux organisations dans le document intitulé Spotlight on Science Learning: A benchmark of Canadien talent, la nature des économies canadienne et internationale nécessitera de plus en plus de travailleurs disposant de solides bases en science pour combler les postes disponibles. Il est donc nécessaire, soutient-on, d’en faire plus pour attirer et garder les jeunes dans les programmes scientifiques de l’école secondaire aux études supérieures si l’on désire assurer une relève sur le marché du travail.

« Un certain niveau d’apprentissage en science, en technologie, en génie et en mathématiques sera essentiel pour plusieurs professions qui seront en forte demande au cours des prochaines années », affirme Karen Burke, la directrice des affaires courantes chez Amgen Canada et membre du groupe d’experts qui ont aidé à analyser les données du rapport.

« Alors que d’autres nations se concentrent davantage sur ces domaines d’apprentissage, le Canada ne peut se permettre d’être laissé derrière. »

Le rapport représente un premier regard sur les mesures de vérification de l’apprentissage des sciences et des mathématiques, du primaire et secondaire à l’éducation post-secondaire, pour ensuite se prolonger sur le marché du travail. Le document identifie 11 indicateurs principaux qui doivent être surveillés pour évaluer correctement le progrès des Canadiens dans l’apprentissage de ces quatre domaines primordiaux. Parmi les indicateurs, on retrouve l’attitude des jeunes, la performance des élèves, la participation dans des activités optionnelles au secondaire, l’intégration et l’obtention d’un diplôme dans des programmes post-secondaires à tous les niveaux, les stages, les perspectives d’emplois et les pénuries de main-d’oeuvre.

Au dire du document, il est essentiel que les jeunes, les parents, les éducateurs, l’industrie, d’autres organismes et les gouvernements s’impliquent pour partager la responsabilité du développement d’une culture canadienne qui soutient l’apprentissage des quatre disciplines essentielles. Le public est d’ailleurs invité à commenter le rapport en ligne.

« Nous devons faire revivre l’amour des jeunes pour la science », soutient Bonnie Schmidt, présidente de Let’s Talk Science et directrice du groupe d’experts pour le rapport. « Pour que nos jeunes continuent à s’intéresser à l’apprentissage de la science, nous devons les aider à comprendre la valeur de ce domaine pour les carrières de l’avenir, pas seulement pour celles reliées directement à une éducation scientifique, mais pour tous les emplois qui nécessitent que les gens développent leur côté analytique et leur curiosité, des postes qui exigent de régler des problèmes, d’expérimenter et d’explorer. »

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