Espoirs et initiatives en vue de Rio + 20

Hugo Prévost

À quelques jours de la rencontre internationale Rio + 20, au Brésil, de nombreux acteurs de la scène politique, environnementale et sociétale y vont de leurs déclarations et de de leurs actes pour célébrer cette réunion au sommet, mais aussi pour présenter leurs attentes envers ce que beaucoup considèrent comme l’une des dernières occasions, pour les pays de la planète, de s’engager fermement à lutter contre les changements climatiques et le réchauffement planétaire.

Premier en lice, les Établissements verts Bruntland on annoncé le dépôt, au Parlement d’Ottawa, de la Déclaration de la jeunesse du Québec, un document conçu à la suite d’un appel du secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-Moon. Cet appel, lancé le 17 mai dernier pour faire accélérer les négociations préparatoires à la Conférence de l’ONU sur le développement durable, a donné naissance à un texte repris au Québec par quantité d’organismes à saveur environnementale ou sociale, y compris l’Institut du Nouveau-Monde.

Sous la forme d’un « appel à l’engagement », ce texte propose de favoriser le développement de l’éducation, afin de former des citoyens informés qui feront « les bons choix » en matière de modèle social et de protection de l’environnement.

« Par l’éducation, chaque personne comprend mieux le monde qui l’entoure, développe ses capacités et accède ainsi à de meilleures conditions de vie. L’éducation de base doit être offerte à tous et à toutes », plaide-t-on.

La Déclaration appelle également à respecter et défendre la liberté d’expression, ainsi qu’à favoriser la diversité culturelle, l’octroi de soins de santé à l’aide des plus récentes technologies médicales, et « l’harmonisation de notre mode de vie avec les écosystèmes de la planète ». Pour cette dernière proposition, d’ailleurs, les signataires de la Déclaration propose une répartition plus équitable de la richesse; « la prospérité économique doit être favorisée dans le but d’établir une meilleure justice sociale. Nos choix économiques doivent être informés, solidaires et respectueux de l’environnement et des droits de la personne. Chacun a un pouvoir d’influence sur l’économie, peu importe son rôle. »

Le texte a été signé par plus de 3500 élèves québécois, précise-t-on.

Toujours dans le contexte de la rencontre Rio + 20, l’Union internationale des télécommunications (UIT) a profité du 7e Symposium sur les TIC, l’environnement et les changements climatiques pour promouvoir la Déclaration de Montréal. Ce symposium, le premier de l’UIT sur cette thématique en Amérique du Nord, après six éditions en Asie, Europe, Afrique et en Amérique du Sud, a regroupé 150 spécialistes issus des secteurs publics, privés et d’organisations non gouvernementales de nombreux pays.

Le symposium mettait notamment l’accent sur la conception et l’utilisation des TIC (technologies de l’information et de la communication) comme élément de solution ayant à la fois un effet positif sur l’environnement, les changements climatiques et sur le développement social et économique des sociétés à travers le monde.

Lors de la dernière journée du symposium, la Déclaration de Montréal a été produite et émise par l’UIT à titre d’agence des Nations Unies avec pour objectif premier de promouvoir les TIC comme élément incontournable de tout plan d’action orienté sur les changements climatiques et le Québec peut être fier de cette réalisation significative, plaide-t-on par voie de communiqué.

Dans la catégorie: À la uneScience et Environnement

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