Dossier médical informatisé : un syndicat s’inquiète de la gestion des informations

Pieuvre.ca

Alors que le concept de dossier médical informatisé continue à faire son chemin, acquérant de plus en plus d’adeptes au fur et à mesures que les projets pilotes, les tests et les enquêtes en démontrent la facilité d’accès et de traitement pour accélérer le traitement hospitalier des patients, certains s’inquiètent de la gestion des importantes banques de données qui devront être créées pour gérer cet afflux de nouvelles informations qui passeront du papier à l’éther de l’informatique.

C’est ainsi que le Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ) a transmis une déclaration, mardi, faisant état de son « inquiétude » de l’ouverture à la sous-traitance des banques de données qui découleront de la création de Dossier de santé du Québec (DSQ). Alors que le projet de loi no 59, Loi concernant le partage de certains renseignements de la santé, est actuellement à l’étude, un article de loi a particulièrement attiré l’attention du SFPQ, indique-t-on par voie de communiqué.

L’article 13 prévoit que tout organisme public responsable d’une banque de données pourra confier à une entreprise, l’hébergement, l’opération ou l’exploitation de ladite banque. « Que l’hébergement d’une copie de sûreté se retrouve dans le privé, c’est normal. Mais que l’on confie au privé l’opération et l’exploitation des données contenant les dossiers médicaux personnels de chaque citoyen est hautement questionnable », soulève Denise Boileau, vice-présidente du SFPQ.

Le SFPQ soutient qu’en matière de saines gestions des finances publiques, il n’est pas économique pour le gouvernement de transiger avec les entreprises privées dans le domaine informatique. Dans son rapport déposé en 2011, le Vérificateur général du Québec soulevait les coûts anormalement élevés liés aux ressources informationnelles externes, rappelle-t-on. « Les coûts du personnel de la fonction publique varient de 215 à 475 dollars par jour, comparativement à une ressource externe dont le taux se situe entre 400 et 950 dollars par jour. L’enjeu monétaire est d’autant plus important que l’hébergement, l’opération et l’exploitation des banques de données sont des services récurrents », insiste Mme Boileau.

Le regroupement syndical souhaite ainsi que l’article 13 du projet de loi no 59 soit modifié afin de confier au personnel de la fonction publique du Québec l’opération et la gestion des bases de données plutôt qu’à un exploitant en sous-traitance. « De cette façon, on s’assure de maintenir l’intégrité des renseignements contenus dans le futur Dossier de santé du Québec (DSQ) et l’on contribue à diminuer les inquiétudes soulevées par les participants aux audiences publiques sur le projet de loi », conclut la vice-présidente du SFPQ.

 

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Commentaires (1)

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  1. Cmedical dit :

    C’est un débat intéressant, autant cette base de données peut aider des personnes a être pris en charge plus vite, autant les informations privés que contient cette base ne doit être en aucun cas exploité a des fins autre que son usage medical

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