Commotions cérébrales : une association québécoise présente des solutions
Pieuvre.ca
Des solutions existent pour lutter contre le problème des commotions cérébrales lors de la pratique du sport, estime l’Association québécoise des médecins du sport (AQMS). Au lendemain de son 15e congrès annuel, qui portait sur les blessures au cou et à la tête, l’organisme a ainsi présenté quelques conclusions tirées à la suite d’une conférence prononcée par le neurochirurgien Robert Cantu. Parmi les conclusions dévoilées, l’Association recommande de tout d’abord exercer une grande prudence à la suite de coups portés à la tête.
Au dire de l’AQMS, puisque les athlètes eux-mêmes en reconnaissent rarement les symptômes, lorsque la commotion est suspectée, le joueur devrait être retiré du jeu d’emblée. « D’ailleurs, plaide l’Association, depuis décembre 2011, la LNF a engagé des entraîneurs athlétiques indépendants afin qu’ils puissent observer et évaluer les joueurs ayant potentiellement subi des commotions cérébrales ».
L’AQMS suggère par ailleurs que l’équipe médicale entourant les athlètes qui pratiquent des sports ayant des risques de commotions cérébrales ajoute des tests physiques et neuropsychologiques lors des évaluations médicales présaison. Après une commotion cérébrale, l’athlète serait trois fois plus à risque d’en subir une deuxième, plaide-t-on par voie de communiqué. Après un programme de renforcement du cou suivant une commotion cérébrale, le risque d’un deuxième incident serait toutefois réduit par un facteur de quatre.
Dans les conclusions à son congrès annuel, l’AQMS est d’avis qu’en diminuant le nombre de coups à la tête, particulièrement lors des pratiques, on parviendrait à diminuer le nombre de commotions par 50 pour cent.
« À ce jour, il n’existe toujours pas d’imagerie, ni de test sanguin pour diagnostiquer les commotions cérébrales. C’est notamment ce qui rend les commotions, leur prise en charge, ainsi que la recherche fondamentale sur le sujet si complexe » explique la Dre Alexandra Bwenge, conseillère en communications, et membre de l’AQMS. « Si les corps médicaux travaillent de pair pour en diminuer les risques, nous diminuerons significativement les impacts à long terme pour nos athlètes », conclut-elle.
Augmentation mondiale des cas de commotions cérébrales depuis 2009
Le nombre de cas mondiaux d’encéphalopathie traumatique chronique (ETC, une neurodégénérescence progressive provoquée par des traumas crâniocérébraux légers) rapportés entre 2009 et 2011 a dramatiquement augmenté, selon l’AQMS, passant de 48 à 102. Cependant, on croit que ce n’est pas tant la prévalence de l’ETC que le fait que le phénomène est plus connu et donc, plus reconnu. Ce serait également le cas pour la commotion cérébrale en tant que telle. « Ce n’est pas parce que les joueurs sont plus gros, plus rapides ou plus forts, mais bien car les médecins traitants y sont plus sensibilisés », explique l’AQMS.
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