Le Canada sermonné par l’UNICEF dans la lutte contre la pauvreté
Pieuvre.ca
Le Canada traîne de la patte en matière de lutte contre la pauvreté infantile; c’est du moins la conclusion comprise dans un rapport de l’UNICEF publié mardi comparant la pauvreté chez les enfants au sein de 35 pays riches. Selon David Morley, PDG d’UNICEF Canada, la pauvreté a ainsi le visage d’un enfant au pays, une situation qu’il qualifie d’inacceptable. M. Morley estime donc qu’il est temps, pour le Canada, de faire des enfants une priorité lors de la planification des budgets et de l’utilisation des ressources nationales, et ce, même en périodes économiques difficiles.
Le Bilan Innocenti 10 du Centre de recherche Innocenti de l’UNICEF, intitulé Mesurer la pauvreté des enfants, révèle que le taux de pauvreté des enfants au Canada est supérieur au taux de pauvreté de l’ensemble de la population. Lorsque l’on compare l’écart entre le taux de pauvreté des enfants et le taux de pauvreté de l’ensemble de la population, le Canada se classe au 18e rang sur les 35 pays étudiés. Parmi les 35 pays étudiés, 10, dont les pays scandinaves, le Japon et l’Australie, affichent un taux de pauvreté des enfants inférieur au taux de pauvreté de l’ensemble de leur population respective. La Roumanie est au bas de la liste avec un taux de pauvreté des enfants de 26 pour cent, soit un taux trois fois supérieur au taux de pauvreté de l’ensemble de sa population.
Lorsque l’on examine le pourcentage d’enfants vivant dans la pauvreté, le Canada se situe encore une fois dans le tiers inférieur de la liste des pays étudiés, avec un taux de pauvreté des enfants de 13 pour cent : il occupe le 24e rang sur les 35 pays. L’Islande vient en tête du classement avec un peu moins de cinq pour cent, soit le plus bas taux de pauvreté des enfants; la Roumanie affiche quant à elle le taux le plus élevé.
Selon l’organisme onusien, il existe de nombreuses manières pour le Canada d’accorder une plus grande priorité à l’intérêt supérieur de l’enfant, notamment en augmentant les prestations pour enfants et les crédits d’impôt, compte tenu des faibles dépenses du pays pour les enfants comparativement à des pays similaires.
Le Canada devrait également établir une stratégie nationale de réduction de la pauvreté, en mettant notamment l’accent sur les enfants, plaide-t-on par voie de communiqué. Depuis 2002, 12 provinces et territoires ont ainsi adopté des stratégies ou se sont engagés à élaborer des plans provinciaux de réduction de la pauvreté. Le Québec est l’une des premières provinces à s’être fixé des objectifs, et les résultats se sont avérés positifs pour les enfants.
« Le Canada n’ayant en outre aucune définition officielle de la pauvreté, il est difficile de saisir la gravité de la situation, de surveiller le bien-être de l’enfant, et de déterminer les bons investissements à faire », mentionne le rapport.
Le rapport publié mardi démontre également comment deux mesures de la pauvreté, l’une se basant sur le revenu et l’autre sur un nouvel indice de privation de l’enfant comportant une liste des 14 choses essentielles au bien-être de l’enfant, peuvent nous renseigner davantage afin de mieux orienter les décisions politiques.
Dans la catégorie: À la une • Société
Mots-clef: à la une, bien-être, canada, classement, david morley, enfants, étude, familles, gouvernement, gouvernement fédéral, gouvernement municipal, onu, pauvreté, pauvreté infantile, pays riches, période économique difficile, québec, rapport, réduction de la pauvreté, ressources nationales, Société, stratégie, unicef

Tant de pauvreté dans un pays du G8 !
Pourquoi…
Parce que leurs parents sont esclaves de la pauvreté !
Lire mon article sur Facebook à ce sujet…
Pathétique, Schizophrénique et Hypocrite !
Bonne lecture.
Maya Tornade
Lire mon article sur Facebook.
Cessez de faire des constats et agissez !