Astral-Bell : la Cour supérieure donne son accord

Pieuvre.ca

Une autre étape vient d’être franchie dans la démarche d’achat d’Astral Media par BCE, la compagnie mère de Bell Canada. Selon Astral, la Cour supérieure du Québec aurait ainsi approuvé l’acquisition déjà annoncée de toutes les actions émises et en circulation d’Astral par BCE en vertu d’un plan d’arrangement prévu par l’article 192 de la Loi canadienne sur les sociétés par actions. Selon la Cour supérieure du Québec, l’arrangement est équitable pour les actionnaires d’Astral.

Dans une déclaration publiée par voie de communiqué, Astral indique que l’arrangement est censé être réalisé au second semestre de 2012, sous réserve des approbations requises des organismes de réglementation. « Lorsqu’on saura avec plus de certitude quand l’arrangement devrait être réalisé, les actionnaires d’Astral recevront une lettre d’envoi et un formulaire de choix leur expliquant de quelle manière ils peuvent déposer leurs actions d’Astral et en obtenir le paiement une fois l’arrangement réalisé », mentionne l’entreprise.

La partie n’est cependant pas encore gagnée pour Astral et Bell, qui doivent encore obtenir l’aval du Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC), du Bureau de la concurrence et de la Bourse de Toronto. Dans une précision à l’intention des investisseurs d’Astral, la compagnie précise que « par conséquent, rien ne garantit que l’opération proposée aura lieu, ou qu’elle aura lieu aux conditions indiquées dans le présent communiqué. L’opération proposée pourrait être modifiée, restructurée ou annulée. »

Cette achat, d’une valeur de 3,38 milliards $, représente également la naissance d’un « hyper-géant » du secteur médiatique et de la diffusion au pays. Il s’agirait alors d’un mammouth de la communication qui possède le contenu, le contenant et les canaux de diffusions. Un cas semblable a déjà eu lieu par le passé avec le rachat par Québecor de Vidéotron. Un rachat qui transforme Québecor en géant sans égal dans le monde des médias. Cette concentration des médias risque, encore une fois, de porter un dur coup à la diversité des contenus, ouvrant plutôt la porte son homogénéisation. Déjà en 1974, Claude Ryan, ancien directeur du journal Le Devoir, s’opposait au rachat du Soleil par le propriétaire de La Presse. « Un quart de siècle plus tard, je pense toujours la même chose », déclare-t-il dans La Presse.

À toujours vouloir marcher sur les plates-bandes des concurrents, ces deux géants risquent de proposer le même type de contenu, car il faut toucher un maximum de clients et il n’est pas question qu’une niche de consommateur soit oublié car elle pourrait être développée par un concurrent.

Une bataille commerciale se prépare donc, à l’avantage, en principe, des consommateurs qui pourraient profiter de meilleurs tarifs et de contenus plus riches. Mais cette centralisation des médias est-elle réellement une bonne chose pour le consommateur?

Dans la catégorie: À la unePolitique et Économie

Mots-clef: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

Répondez




Afin d'ajouter une photo à vos commentaires, veuillez obtenir un identifiant Gravatar.