10 millions d’années d’attente en cas de catastrophe planétaire

Pieuvre.ca

Si, comme l’avancent plusieurs chercheurs et environnementalistes, l’humanité est en voie de créer son propre événement d’extinction massive des espèces de la planète, il pourrait s’écouler jusqu’à 10 millions d’année pour que la Terre se remette d’un tel choc. C’est du moins le délai qui fut nécessaire pour que la Planète Bleue récupère après le dernier événement du genre, il y a 250 millions d’années. Les chercheurs débattent d’ailleurs si la vie s’est remises lentement ou rapidement de cette catastrophe.

Des preuves récemment découvertes faisant état d’une récupération rapide de la biosphère terrestre après le cataclysme ayant anéanti 90 pour cent de la vie terrestre sont examinées dans une étude du Dr Zhong-Qiang Chen et du professeur Michael Benton.

Selon le document, il y a deux raisons pour ce délai, soit l’intensité de la crise et la persistance des mauvaises conditions sur Terre après la première vague d’extinction.

La crise de la fin de l’ère permienne, de loin la pire crise biologique à frapper la vie sur Terre, a été déclenchée par plusieurs chocs environnementaux : réchauffement climatique, pluies acides, acidification des océans et anoxie des océans, soit la disparition de l’oxygène de l’eau.

Selon le Dr Chen, il est difficile d’imaginer la quantité d’espèces vivantes qui ont été tuées, mais il n’y a pas de doute, en fonction de « fantastiques » formations géologiques découvertes en Chine et ailleurs dans le monde, qu’il s’agissait de la pire crise que la biosphère mondiale a dû traverser.

Les recherches actuelles précisent que les conditions difficiles se sont prolongées par périodes pendant cinq à six millions d’années après la crise initiale, avec des crises répétitives liées au carbone et à l’oxygène, du réchauffement climatique et d’autres effets délétères.

Certaines groupes d’animaux marins et terrestres s’en sont toutefois sortis rapidement et ont commencé à rebâtir leurs écosystèmes, mais ils ont ensuite été frappés par d’autres événements négatifs. La vie n’a ainsi pas été en mesure de vraiment se rétablir au cours de ces premières phases, puisque les écosystèmes n’étaient pas établis.

Pour le professeur Benton, « la vie semblait revenir dans la bonne voie lorsqu’une autre crise a frappé et provoqué un nouveau recul. Les crises tournant autour du carbone se sont répétées à plusieurs reprises, avant que les conditions ne redeviennent normales après environ cinq millions d’années. »

« Nous voyons souvent les extinctions de masse comme étant entièrement négatives, mais dans ce cas des plus dévastateurs, après plusieurs millions d’années, la vie s’en est remise et de nouveaux groupes d’êtres vivants sont apparus. Cet événement a relancé le processus d’évolution. Toutefois, les causes de cette extinction – le réchauffement climatique, les pluies acides, l’acidification des océans – sont un peu trop familières pour nous aujourd’hui. Peut-être pouvons-nous apprendre quelque chose de ces événements anciens. »

La dernière extinction d’importance, il y a environ 65 millions, a vu disparaître les dinosaures, laissant la place aux mammifères, et éventuellement l’espèce humaine.

Dans la catégorie: Science et Technologie

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