Ottawa place l’accessibilité au centre de sa stratégie en santé
Pieuvre.ca
Le gouvernement fédéral s’est porté lundi à la défense de l’accessibilité du système de santé, ici comme à l’international, lors de la séance plénière de la 65e assemblée mondiale de la Santé. Cette position du gouvernement conservateur et de la ministre de la Santé, Leona Aglukkaq, semble cependant s’inscrire en faux par rapport à l’annonce, plus tôt cette année, de la réduction des transferts fédéraux en matière de financement des systèmes de santé des provinces.
Selon la ministre, le Canada appuie depuis très longtemps la notion d’universalité, et et favorise un système de santé public en vertu duquel tous les Canadiens ont accès à des services de santé en fonction de leurs besoins, et non de leur capacité de payer. « Tous les pays doivent se doter d’un système de santé imputable, offrant des services à coûts raisonnables qui contribueront à améliorer le bilan de santé de la population », a-t-elle ajouté.
Dans sa déclaration, la ministre a aussi abordé l’importance de la salubrité des aliments, de stimuler les progrès afin d’améliorer la santé des mères, des nouveau-nés et des enfants et de favoriser la prévention et le contrôle des maladies non transmissibles. Le Canada dit ainsi reconnaitre le rôle essentiel de l’Organisation mondiale de la Santé à titre de leader en matière de santé mondiale, apte à répondre aux besoins sanitaires les plus urgents.
Lors de l’assemblée, la ministre Aglukkaq a également animé une table ronde internationale sur les défis communs et les pratiques prometteuses en matière de santé mentale.
Les discussions reprenaient l’un des principaux messages de la Stratégie canadienne en matière de santé mentale de la Commission de la santé mentale du Canada : peu importe l’endroit sur la planète, il n’existe pas d’approche et de solution uniques pour lutter contre les problèmes de santé mentale.
« La santé mentale est un enjeu mondial. La table ronde a permis d’échanger des idées sur les approches actuelles à l’égard de la santé mentale au pays et dans le monde, a dit la ministre Aglukkaq. Notre gouvernement entend faire progresser le dossier de la santé mentale et continuera de collaborer avec ses partenaires nationaux et internationaux. »
« La réunion d’aujourd’hui nous a permis de savoir ce qui se fait à l’échelle internationale pour mieux comprendre et traiter la maladie mentale, a déclaré le Dr David Goldbloom, président de la Commission de la santé mentale du Canada. Elle nous a aussi permis de partager les initiatives canadiennes, notamment notre stratégie nationale, avec nos collègues des autres pays. Il est clair que la santé mentale et la maladie mentale sont des enjeux mondiaux, et que l’amélioration de la santé et de la qualité de vie de tous les citoyens repose en grande partie sur le changement des attitudes et des comportements. »
Des représentants de l’Australie, du Chili, de la Suisse, de la Finlande, de la Norvège, du Royaume-Uni, du Bangladesh, de la Barbade, de l’Inde, de l’Argentine et des États-Unis participaient à la table ronde. Le groupe a discuté d’approches, de défis et de pistes de solutions. Le Dr David Goldbloom, président de la Commission de la santé mentale du Canada, participait aussi à la réunion, a précisé Santé Canada par voie de communiqué.
Dans la catégorie: Société
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