Mieux connaître l’impact environnemental des objets de tous les jours

Pieuvre.ca

Le cycle de vie des objets de tous les jours, comme des objets les plus inusités pourra désormais mieux être compris à des fins environnementales. Une première méthodologie d’évaluation des impacts du cycle de vie (EICV) a été dévoilée dimanche à Berlin, en Allemagne. Cette méthodologie, qui porte le nom d’IMPACT World+, a été dirigé par une équipe d’experts internationaux en EICV provenant de cinq pays.

La production et la consommation de biens et de services génèrent des impacts néfastes pour l’environnement. Dans une ère de globalisation, de changements climatiques, de croissance de la population et d’épuisement des ressources, un urgent besoin se fait sentir pour le développement d’outils de prise de décisions afin d’évaluer les meilleures options environnementales, mentionne le Centre interuniversitaire de recherche sur le cycle de vie des produits, procédés et services (CIRAIG). L’analyse du cycle de vie (ACV) est une méthode normalisée d’ISO qui évalue le potentiel d’impacts d’un produit sur la globalité de son cycle de vie, de l’extraction du matériel brut jusqu’à sa disposition, incluant la fabrication, la distribution, son utilisation de même que sa réutilisation, son entretient et son recyclage – une approche appelée « du berceau au tombeau ».

La phase d’évaluation des impacts du cycle de vie (EICV) d’une ACV vise à établir une relation entre le produit ou le service et son impact environnemental potentiel, par exemple, les changements climatiques, la toxicité et la biodiversité,pour ne nommer que ceux-là. Elle donne une réponse à des questions telles que Quels sont les impacts sur la qualité d’un écosystème et sur la santé humaine de l’émission de 1kg de dioxyde de carbone, de dioxines ou de NOx relâchés dans l’atmosphère ? Lequel est le plus dommageable ? L’EICV permet de tirer des conclusions sur les meilleures options environnementales, précise le CIRAIG.

« Cependant, mentionne le CIRAIG par voie de communiqué, l’EICV a été critiquée car les méthodologies actuelles ne tiennent pas compte de la variabilité spatiale des impacts environnementaux, utilisant plutôt des conditions moyennes pour des régions non-spécifiques. Par exemple, une émission de particules sera présentement traitée de la même façon dans la catégorie d’impact environnemental effet respiratoire, que cette particule soit au Sahara ou milieu de Tokyo. »

IMPACT World+ a ainsi mené a des développements majeurs dans la modélisation de la caractérisation de la toxicité sur les écosystèmes et sur les humains, l’acidification, l’utilisation de l’eau, l’utilisation des sols et l’eutrophication, de même qu’une multitude d’autres améliorations dans d’autres catégories d’impacts, ajoute le CIRAIG.

Lors d’une prise de décision basée sur l’ACV, IMPACT World+ fait par ailleurs en sorte que les questions locales sont prises en compte dans un profil d’impact environnemental d’un produit ou d’un service, lequel est évalué avec les meilleures approches et les meilleures connaissances scientifiques disponibles, mentionne-t-on par voie de communiqué.

Dans la catégorie: Science et Environnement

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