Vérificateur général – Le maire Tremblay accusé de laxisme à Montréal

Pieuvre.ca

Si la Ville de Montréal et l’administration du maire Gérald Tremblay s’enorgueillissent des retombées importantes de la nomination de la métropole comme ville de design de l’UNESCO en 2006, le parti Vision Montréal, dirigé par Louise Harel, reproche toutefois à l’administration son laxisme quant à l’application des recommandations formulées par le vérificateur général. Se basant sur la nouvelle mouture du rapport annuel du vérificateur, Mme Harel estime que depuis 2005, une quarantaine de ces recommandations sont demeurées lettre morte.

Pour la chef de l’opposition officielle, ces suggestions et ces recommandations du vérificateur général auraient pourtant eues un impact significatif sur le fonctionnement de la Ville, que ce soit au sein des arrondissements ou des services municipaux.

« Nous constatons également avec étonnement que dans plus de 80 % des contrats alloués par la Ville, l’écart entre les estimations de coûts réalisées par les fonctionnaires et les propositions des soumissionnaires est supérieur à 10 pour cent. En outre, le VG considère que les explications quant à ces écarts sont trop souvent absentes des sommaires décisionnels. Le VG donne raison à Vision Montréal lorsqu’il suggère d’élargir le mandat de la Commission d’examen des contrats pour que celle-ci puisse se pencher sur les contrats de 100 000 $ et plus, une demande maintes fois formulée par les élus de Vision Montréal », a déclaré le conseiller du district d’Hochelaga et président de la Commission sur l’examen des contrats, M Laurent Blanchard.

Le parti de Mme Harel profite également de la parution du nouveau rapport pour rappeler que le vérificateur général « sonne l’alarme » depuis trois ans sur le manque de ressources financières lui permettant de pouvoir mener à bien les vérifications qui doivent être effectuées auprès de plusieurs organismes et selon ses obligations en vertu de la Loi des cités et villes.

« Il est tout à fait inacceptable que le VG ne puisse, après avoir effectué la vérification des états financiers, travailler à l’optimisation des ressources et s’assurer du respect de la conformité aux lois pour la Ville. Sans cette optimisation, le bureau du VG ne pourra pas procéder à une vérification exhaustive des organismes, notamment la SHDM, la Société du parc Jean-Drapeau, l’Office municipal d’habitation de Montréal et la Société de vélo en libre service, pour ne nommer que celles-là », a pour sa part expliqué Mme Harel.

Cette requête reçoit d’ailleurs l’appui de la conseillère de Saint-Henri─Petite-Bourgogne─Pointe-St-Charles et vice-présidente de la Commission sur les finances et l’administration, Véronique Fournier. Mme Fournier se dit ainsi « consciente du fait que la réalisation de vérifications plus poussées n’est pas une dépense, mais un investissement pour la Ville ». « Les ratés qu’a connus la Société du parc Jean-Drapeau récemment mériteraient à coup sûr d’être mieux documentés », ajoute-t-elle.

Dans la catégorie: Politique et Économie

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