Formation des infirmières : la disparition de la technique au cégep divise
Pieuvre.ca
Le projet de formation universitaire unique pour les infirmières bat de l’aile au Québec; lundi, la grande majorité des infirmières membres de la Fédération de la santé du Québec (FSQ-CSQ), affiliée à la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), a annoncé le rejet de la volonté de l’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec (OIIQ) de rendre la formation universitaire obligatoire au Québec, à compter de septembre 2014, pour les futures infirmières et infirmiers.
Telle est la principale conclusion qui ressort d’une consultation menée au cours des derniers mois par la FSQ-CSQ auprès de ses membres portant sur la formation de la relève infirmière et dont les résultats ont été rendus publics lundi lors d’une conférence de presse.
Ainsi les résultats de l’enquête démontrent que 78 pour cent des infirmières interrogées s’opposent à ce que l’on exige, d’ici cinq ans, un diplôme universitaire pour toutes les nouvelles infirmières. La majorité des répondantes (66 pour cent) ne croit pas que la tâche des infirmières se complexifiera, d’ici cinq à 10 ans, au point que les connaissances et compétences acquises au niveau d’un diplôme d’études collégiales ne suffiront plus.
Toujours selon le coup de sonde, une grande majorité des infirmières est d’avis que l’acquisition d’expérience fait davantage de différence que le niveau du diplôme. Ainsi, 81 pour cent des infirmières considèrent que l’expérience acquise au travail suffit toujours ou la plupart du temps pour actualiser leurs compétences et connaissances.
Dans cet esprit, les infirmières privilégient une bonification de la formation continue plutôt que l’imposition d’un baccalauréat pour assurer une mise à jour de leur formation. Elles sont 90 pour cent de celles interrogées qui soutiennent qu’une formation continue est suffisante pour actualiser leurs connaissances et compétences, rapporte la FSQ-CSQ par voie de communiqué.
Par ailleurs, 96 pour cent des infirmières mentionnent que leurs connaissances et compétences sont reconnues par les autres professionnels, alors que 78 pour cent disent être invitées aux discussions de cas en équipe. De plus, 91 pour cent d’entre elles précisent que leurs opinions cliniques de même que leur jugement sont tenus en compte lors de ces discussions de cas.
La majorité (67 pour cent) ne croit ainsi pas que leur profession serait davantage reconnue par les autres professionnels si elle exigeait un BAC. Quant à la perception de la population, 82 pour cent des infirmières ne pensent pas que leur profession serait davantage appréciée s’il y avait exigence du diplôme universitaire.
La présidente de la FSQ-CSQ projette d’ailleurs de rencontrer, au cours des prochains jours, les principaux acteurs dans ce dossier afin de les informer des résultats de la consultation et de les dissuader d’appuyer la position de l’OIIQ. Parmi ces acteurs se trouvent le ministre de la Santé et des Services sociaux, Yves Bolduc, ainsi que la ministre de l’Éducation, Line Beauchamp.
« Nous allons également faire une tournée dans certaines régions du Québec pour informer nos membres et sensibiliser la population sur ce dossier. L’orientation que préconise l’OIIQ pourrait avoir des conséquences trop sérieuses pour restreindre le débat. Nous multiplierons donc les démarches d’information et de sensibilisation pour permettre à nos membres et à la population de s’exprimer sur ce sujet », conclut Claire Montour, présidente de la FSQ-CSQ.
Dans la catégorie: Société
Mots-clef: centrale des syndicats du québec, compétence, compétences, csq, éducation, gouvernement, gouvernement du québec, hôpitaux, infirmières, santé, Société, soins de santé, syndicats, système de santé, techniques infirmières

Bonjour,
Je vous inviterais à lire la position de l’OIIQ, qui regroupe 72 169 infirmières, à ce sujet, en suivant le lien suivant : http://www.oiiq.org/salle-de-presse/espace-oiiq/baccalaureat-pour-les-infirmieres-de-la-releve-une-necessite-reconnue-da
Merci.