Les producteurs agricoles en faveur d’une interruption du conflit étudiant

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C’est désormais au tour de l’Union des producteurs agricoles (UPA) de se prononcer sur la crise des frais de scolarité qui ébranle le Québec depuis plus de trois mois. Loin de prendre position pour le gouvernement ou en faveur des étudiants, toutefois, l’UPA dit plutôt appuyer le concept du carré blanc de l’armistice, qui exige un moratoire de la hausse des frais et la mise sur pied d’un processus de consultation sur le financement de l’éducation.

Photo : Radio-Canada

Dans une première déclaration publiée le 30 avril, l’UPA disait déjà être préoccupée par l’impact de la hausse des frais de scolarité sur l’accessibilité aux études supérieures pour les jeunes en région, et disait considérer « qu’il faut se donner le temps d’étudier la question dans son ensemble, prenant en compte également l’aspect de l’éloignement des grands centres urbains ».

L’UPA demandait alors à Québec d’imposer un moratoire d’un an sur cette question, afin de permettre « non seulement aux étudiants de terminer leur session, mais aussi d’entamer des discussions de fond avec tous les intervenants concernés ».

« Dans les faits, l’accessibilité aux études supérieures est déjà moindre pour un jeune de la campagne. Le moratoire d’un an permettrait de discuter d’accessibilité dans son ensemble et d’atteindre ainsi une véritable solution structurante pour le Québec », avait ainsi déclaré le président général de l’Union des producteurs agricoles, Marcel Groleau.

Désormais, l’UPA estime qu’« après treize semaines de grève étudiante, force est de constater que le dossier s’enlise, que le ton monte des deux côtés et que rien ne permet de croire à un rapprochement des deux parties à brève échéance. Qui plus est, l’Union partage les préoccupations des parents, de leurs amis et des étudiants et considère qu’il faut faire une pause pour ramener la paix sociale au Québec et entreprendre un vrai dialogue sur les enjeux de fond ».

À la différence des porteurs de carrés rouges ou verts, les défenseurs de l’initiative du carré blanc affirment ne pas prendre position en faveur ou en défaveur de la hausse des frais de scolarité, mais plutôt pour un report de la hausse dictée par le gouvernement libéral afin de permettre une discussion à tête reposée, une condition que les partisans de ce mouvement estiment ne pas être présente dans le contexte actuel.

« Les préoccupations de l’Union à l’égard de la hausse des frais de scolarité et l’accessibilité aux études supérieures demeurent, particulièrement pour les jeunes en région éloignée aux prises avec des dépenses additionnelles liées à l’éloignement des institutions d’enseignement. Un moratoire permettrait non seulement aux étudiants de terminer leur session et de calmer la tension sociale, mais aussi d’entamer des discussions de fond avec tous les intervenants concernés », conclut l’UPA.

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