Six organismes et think tanks veulent revoir la péréquation
Pieuvre.ca
Les transferts fédéraux de péréquation devraient-ils occuper l’avant-scène médiatique et politique? C’est du moins le souhait d’une coalition informelle composée de six organismes sans but lucratif et groupes de réflexion de droite et centre-droite qui souhaitent provoquer une discussion nationale sur la question des paiements d’Ottawa aux provinces. Puisque l’entente actuelle sur la péréquation arrive à échéance en 2014, la coalition espère éclaircir le fonctionnement du système actuel de péréquation ainsi que l’intégralité du système de paiements de transfert.
Ainsi, selon ce regroupement, favoriser l’éducation des citoyens quant à ce type d’enjeux est la principale contribution des laboratoires d’idées canadiens. L’information et la sensibilisation aident à assurer que les ententes à venir soient justes et équitables pour toutes les provinces et pour l’ensemble de la population canadienne, explique-t-on par voie de communiqué. Chacun des organismes membres de la coalition mène des recherches de façon indépendante, dont les décideurs pourront tenir compte pour corriger les déséquilibres causés par le système actuel.
Parmi les membres de la coalition, on compte l’Atlantic Institute for Market Studies, le Réseau Liberté-Québec, l’Institut économique de Montréal, la Fédération canadienne des contribuables, le Frontier Centre for Public Policy ainsi que le Centre Manning pour le renforcement de la démocratie.
« L’actuelle formule de péréquation n’encourage pas les provinces pauvres à exploiter certaines de leurs ressources naturelles parce que la pénalité financière qui en découlerait est trop importante. Au cours des prochaine semaines, nous prévoyons présenter une proposition constructive afin de remédier à la situation », a affirmé Michel Kelly-Gagnon, président de l’Institut économique de Montréal (IEDM).
« Telle qu’elle existe aujourd’hui, la péréquation crée un immense fonds avec des sommes que les groupes d’intérêts, incluant les syndicats, les entreprises, les provinces et même les partis politiques fédéraux, cherchent à s’accaparer pour leur propre bénéfice. Ceci doit cesser », estime pour sa part Charles Cirtwill, président-directeur général de l’Atlantic Institute for Market Studies (AIMS). « Nous chercherons à trouver des moyens d’atteindre l’objectif de la péréquation tout en mettant fin aux jeux de coulisses et à la faible imputabilité. »
« Les déséquilibres causés par le système actuel sont préjudiciables tant pour les provinces qui reçoivent des paiements de péréquation que pour celles qui contribuent au programme », a déclaré Gregory Thomas, directeur des sections fédérale et ontarienne de la Fédération canadienne des contribuables. « Les décideurs ne semblent pas avoir de plan pour régler le problème. Si cet enjeu n’est pas mis de l’avant dès maintenant, nous risquons de voir la situation persister pendant une autre période de sept ans. »
Les membres de la coalition disent tous avoir comme objectif d’apporter une contribution positive aux débats liés aux politiques publiques canadiennes en favorisant l’éducation des citoyens et des décideurs et en proposant des solutions aux problèmes actuels.
Ceux-ci publieront de façon indépendante des commentaires, des notes d’information et des études au cours de la prochaine année afin d’examiner des solutions de rechange au système actuel de péréquation et de paiements de transfert.
Dans la catégorie: Politique et Économie
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