Québec appelé à résoudre rapidement la crise du transport en commun

Pieuvre.ca

Il y a urgence d’agir pour le gouvernement libéral en matière de financement des transports en commun, estime TRANSIT, l’Alliance pour le financement des transports collectifs su Québec. L’organisme demande ainsi que soit haussée de 18 à 30 pour cent la part du financement des transports collectifs dans le FORT, le principal fonds dédié aux infrastructures de transports terrestres dans la province, et ce dès cette année.

L'une des futures gares de train léger d'Ottawa. TRANSIT soutient que ce genre de mode de transport devrait être privilégié, plutôt que les prolongements autoroutiers

Dans une déclaration publiée mardi, l’organisme rappelle que le réseau d’infrastructures de transport traverse actuellement une véritable crise, et que les impératifs découlant de la réalisation du Plan métropolitain d’aménagement et de développement (PMAD) ne feront qu’accentuer la pression sur ce réseau déjà poussé à ses limites, particulièrement dans la région de Montréal.

Depuis sa création en 2010, près de 82 pour cent du FORT est alloué au transport routier et seulement 18 pour cent est consacré aux transports collectifs, mentionne TRANSIT. Une répartition qui est loin de refléter les objectifs du PMAD et les objectifs gouvernementaux en matière de réduction des GES. Accompagnée d’une augmentation de la taxe sur l’essence et d’un cocktail de mesures de financement supplémentaires qui touchent les trois paliers de gouvernement, cette mesure constitue, selon l’Alliance, la meilleure option pour assurer la réalisation du PMAD dont le succès repose sur des investissements de 23 milliards $ en transports collectifs.

TRANSIT dit par ailleurs estimer que peu importe les sources qui seront retenues par la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM), cette dernière doit trouver de l’argent neuf rapidement. « Rappelons que 10,3 milliards $, soit près de la moitié des investissements prévus dans le PMAD, sont nécessaires pour assurer le maintien et l’amélioration des réseaux, que quatre milliards $ sont consacrés à la poursuite des projets en vigueur et aux mesures de mitigation des grands travaux et qu’enfin 8,6 milliards $ sont destinés au développement des réseaux de transports collectifs qui sont aujourd’hui complètement saturés », dit l’organisme.

« La recherche d’une solution parfaite doit laisser place à l’amélioration urgente du financement dans une situation de crise qui pourrait s’empirer », croit Florence Junca-Adenot, professeure à l’UQAM et directrice du Forum Urba 2015. Avec la congestion dans la métropole, le sous-financement des transports collectifs des dernières décennies, les pertes économiques croissantes, la multiplication des chantiers routiers et le besoin de réduire la coûteuse dépendance au pétrole, les recommandations ont été formulées dans l’optique d’augmenter rapidement les sommes disponibles, fait-on savoir.

La principale solution dégagée par l’Alliance consiste à rééquilibrer le FORT en haussant de 18 à 30 pour cent les investissements en transports collectifs.  « Pour y arriver, le gouvernement et la CMM peuvent notamment sursoir aux prolongements autoroutiers afin de dégager la marge de manœuvre pour les investissements nécessaires en transports collectifs. Également, il faudra une hausse de la taxe sur l’essence; ces mesures immédiates et faciles à implanter visent à répondre à l’urgence de la situation », explique TRANSIT.

L’organisme se prononce également en faveur d’un cocktail de sources spécifiques à la région, comme la taxe sur l’immatriculation et la taxe sur le stationnement à l’échelle métropolitaine, à un engagement supplémentaire du gouvernement du Canada et à une hausse des revenus du Fonds vert.

Dans la catégorie: Politique et Économie

Mots-clef: , , , , , , , , , , , , , ,

Répondez




Afin d'ajouter une photo à vos commentaires, veuillez obtenir un identifiant Gravatar.