La télévision spécialisée se porte bien au pays

Pieuvre.ca

L’avenir financier semble radieux pour les services de télévision spécialisés, les services payants et à la carte, et autres services de vidéo sur demande au pays. Les résultats publiés mardi par le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) indiquent en effet que les revenus pour ce secteur de l’industrie ont augmenté de 36,7 pour cent au cours des cinq dernières années, ce qui confirme la forte hausse de popularité de ces services, tout en soulignant, par le fait même, l’intérêt des Canadiens envers ce genre de produit, souvent au détriment des télédiffuseurs traditionnels.

Symbole d’un certain éclatement des plages horaire de visionnement des contenus télévisuels, cette croissance des revenus – s’établissant à 3,7 milliards $ pour 2011, une hausse de 7,9 pour cent – serait dûe, selon le CRTC, à une augmentation de 10,9 pour cent des recettes publicitaires (1,2 milliard $), et à une hausse de sept pour cent des recettes d’abonnement, qui dépassent 2,4 milliards $. Les dépenses de ces services sont quant à elles passées de 2,5 à 2,7 milliards $ en 2011.

Cette augmentation de l’intérêt envers les services spécialisés et sur demande n’étonnent pas, et n’ont certainement pas pris de cours la majorité des télédiffuseurs traditionnels, qui procèdent, depuis quelques années, à une série d’achats, d’acquisitions et de lancements de ce genre de service. Les grands télédiffuseurs privés possèdent désormais presque tous un ou plusieurs canaux spécialisés grâce auxquels ils profitent de la manne de ces derniers.

Toujours selon le CRTC, des recettes totales de 3,7 milliards $, 1,7 milliard $ provenait des abonnements aux services terrestres; 698,9 millions $, des abonnements aux services de radiodiffusion directe par satellite; 1,2 milliard $, de la publicité nationale; 30,2 millions $, de la publicité locale, et 94,4 millions $ d’autres sources.

Les services en langue anglaise et bilingues ont rapporté 3,1 milliards $ et, quant aux services en langue française, ils ont produit des revenus de 587,2 millions $.

Dans sa note d’information, le CRTC précise que les revenus tirés des services de télévision spécialisés représentaient la part du lion, soit 2,9 milliards $. Ceux-ci étaient répartis à raison de 2,4 milliards $ pour 49 services analogiques et 479,8 millions $ générés par 113 services numériques.

En 2011, ces services ont consacré 1,3 milliard $ à la programmation canadienne, ce qui représente une hausse de 8,5 pour cent par rapport à l’année précédente. Les dépenses des services spécialisés au chapitre de la programmation canadienne incluaient 187 millions $ pour des émissions de nouvelles, 241 millions $ pour des émissions d’intérêt national (drames, documentaires de longue durée et émissions canadiennes de remise de prix), 397 millions $ pour les émissions sportives, 96 millions $ pour des émissions d’intérêt général et 241 millions $ pour d’autres types d’émissions.

Les investissements dans la programmation étrangère ont légèrement augmenté, passant de 252 millions $, en 2010, à 278 millions $, en 2011.

En 2011, toujours, ces secteurs de l’industrie de la radiodiffusion ont employé 5 900 personnes et versé 461 millions de dollars en salaires. Par comparaison, l’année précédente, ils ont employé 5 495 personnes et versé 415 millions $, conclut le CRTC.

Dans la catégorie: Société

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