Amaluna : la féminité au premier plan
Cassandre Chatonnier
Mercredi, le Cirque du Soleil présentait aux médias sa nouvelle production Amaluna, mise en scène par Diane Paulus, metteure en scène renommée venant de New York.
Amaluna est un mélange des mots Ama, qui signifie « mère » dans de nombreuses langues, et luna, la « lune ». Ainsi, dans une île mystérieuse dirigée peuplée uniquement de femmes et influencée par les cycles lunaires, Prospéra, la reine et chaman du territoire, s’apprête à transmettre son savoir et ses secrets à sa jeune fille, Miranda. Prospéra déclenche également une tempête, qui fera s’échouer sur la plage de l’île un équipage de jeunes hommes, commandés par Roméo, prince courageux. Évidement, la rencontre entre la naïve et rêveuse Miranda et le charmant prince va être un coup de foudre… Mais de nombreux obstacles vont se dresser sur la route des deux amants.
La référence à La Tempête de Shakespeare est bien présente, mais l’histoire qui en découle ici est somme toute un peu simpliste et banale. C’est dommage, on aurait pu s’attendre à quelque chose de plus original avec un spectacle composé à 70 pour cent d’artistes féminines.
Les numéros présentés restent à la hauteur de ce que présente le Cirque du soleil, incroyables et innovants. Même si les acrobaties sont toujours impressionnantes, on retiendra de ce spectacle des numéros plus retenus et poétiques tels que la danse du paon blanc, solo d’une danseuse dont la gestuelle s’inspire de celle de l’oiseau tout en gardant sa dimension humaine, le cerceau et le bol d’eau, numéro amoureux/érotique ou Miranda se contorsionne et joue dans l’eau avec Roméo, Le fil de fer, ou des amants au purgatoire dansent en équilibre sur le fil, comme entre la vie et la mort, la jonglerie incroyable du lézard, et surtout, le numéro de manipulation de la déesse de l’équilibre qui fera tenir treize bâtons/os en équilibre pour former un mobile.
On saluera aussi la performance des clowns, Jeeves, le valet de Roméo et Deeda, la nourrice de Miranda, qui eux aussi tombent en amour au premier regard. Miroirs de Roméo et Miranda, ils sont cependant plus originaux que les originaux avec leurs gags osés et assumés.
Les costumes de Mérédith Caron, mêlant inspirations, que ce soit des éléments naturels ou de différentes périodes historiques, soulignent bien la personnalité de chaque personnage et donnent de la consistance à l’univers visuel. Le personnage du lézard reste le plus fascinant…
Amaluna sera présenté au Vieux Port jusqu’au 15 juillet et sera ensuite présenté à Québec à partir du 25 juillet.
Dans la catégorie: Culturel
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