Accès à l’information : Québec se doit d’être plus transparent, soutient la FPJQ
Pieuvre.ca
Plus de transparence, plus d’accessibilité, plus d’ouverture envers le public et les journalistes; voilà quelques-uns des aspects que la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ) aimerait voir intégrés au sein de la réforme de la Loi sur l’accès à l’information du Québec. Dans son mémoire soumis au gouvernement du Québec à la fin mars, la fédération propose ainsi que la loi soit profondément modernisée, et ce à l’aube de ses 30 ans d’existence.
Alors que l’heure est à la révision quinquennale de la loi, la FPJQ estime que ce virage vers la modernité ne peut se prendre que si le premier ministre du Québec, M. Jean Charest, donne lui-même la direction à suivre à l’ensemble de l’appareil gouvernemental. La FPJQ lui demande de se prononcer sans équivoque en faveur d’une réelle transparence de l’État.
« L’actuelle Loi sur l’accès permet, souvent après bien des délais et des obstructions, l’accès à un certain nombre de documents publics. Mais elle sert aussi d’obstacle à la transparence de l’État par ses nombreuses exceptions évoquées à tort et à travers. Elle n’arrive plus à suivre l’évolution des besoins des citoyens et des journalistes », estime la plus importante association de journalistes de la province.
La FPJQ propose de repenser l’approche de la loi actuelle et de faire preuve de l’audace qu’ont eue, à une autre époque, ses concepteurs. Les revendications de bonne gouvernance de l’État et de participation des citoyens à la vie démocratique font partie des sujets majeurs de l’actualité et ce mouvement n’est pas prêt de s’éteindre, avance-t-on par voie de communiqué. « Il faut lui permettre de s’exprimer par des mesures avant gardistes, qui dépassent les simples ajustements à la Loi. »
Pour la fédération, il faut adopter l’approche dite de «gouvernement ouvert» qui veut que l’État rende automatiquement publics sur ses sites une grande partie de l’information qu’il détient.
La FPJQ recommande du même souffle que les bases de données publiques du gouvernement soient mises en ligne, qu’elles soient aisément accessibles et que les citoyens puissent les utiliser, même à des fins commerciales par exemple pour développer des applications. Ce virage est déjà pris aux États-Unis, en Grande-Bretagne et en France notamment.
Par ailleurs, le mémoire montre du doigt plusieurs lacunes, « parfois importantes », de la Loi sur l’accès comme la politisation du traitement des demandes d’accès, la judiciarisation du processus d’accès et l’impossibilité pour les journalistes de se représenter eux-mêmes lors qu’ils demandent une révision d’un refus de document.
La FPJQ dit s’opposer vigoureusement à « l’interprétation étroite » de la Loi sur ce dernier point. La Fédération participe d’ailleurs à la coalition de médias qui vont défendre en Cour du Québec le droit des journalistes de se représenter eux-mêmes en révision.
Dans la catégorie: À la une • Société
Mots-clef: accessibilité, amandements, à la une, fédération professionnelle des journalistes du québec, fpjq, gouvernement du québec, gouvernement ouvert, information, jean charest, journalisme, loi d'accès à l'information, open government, ouverture, premier ministre, québec, réforme, révision, Société, transparence
