Plan Nord : 50 milliards $ prévus pour Montréal
Hugo Prévost
Plus de 50 milliards $ en retombées économiques pour Montréal en raison du développement du Plan Nord au cours des 25 prochaines années; voilà ce que prévoit, entre autres, le rapport Les ressources naturelles : un levier porteur pour la métropole de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain dévoilé mercredi. L’organisme d’affaires prend ainsi fermement position en faveur de la poursuite de la stratégie économique mise en place par le gouvernement libéral.
Selon Michel Leblanc, président et chef de la direction de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, la croissance importante de la demande provenant de pays émergents a contribué à une importante hausse des prix des matières premières. « Cette demande, combinée à l’abondance des ressources naturelles que nous retrouvons sur notre territoire, procure une occasion unique d’enrichissement collectif pour tout le Québec. Notre étude démontre que le Plan Nord et l’exploitation des ressources naturelles sur le reste du territoire québécois profiteront autant aux régions qu’à la métropole », estime-t-il.
Outre les retombées économiques pour Montréal, la Chambre de commerce chiffre à environ 14 335 le nombre d’emplois créés ou maintenus par année sur 25 ans – pour un total potentiel de 358 281 postes, et ce seulement dans la métropole québécoise. Ces emplois seraient répartis dans les quatre « grands secteurs d’activité au Québec », tels que définis dans le rapport, soit les mines et la fabrication minérale, l’énergie, l’aluminium et le secteur de l’industrie forestière.
« L’un des avantages importants recherchés par les entreprises du secteur des ressources naturelles que leur offre une métropole comme celle de Montréal est l’accès à un bassin de main-d’œuvre éduquée et compétente. Les régions métropolitaines présentant un secteur des ressources naturelles développé sont souvent dotées d’établissements d’enseignement offrant divers programmes de formation liés à l’exploitation de ces ressources », mentionne le document en décrivant les avantages de Montréal sur la scène internationale. La métropole québécoise y est ainsi entre autres comparée à Helsinki, en Finlande, et à Denver, aux États-Unis.
On y cite également divers programmes de formation universitaire en lien avec l’exploitation des ressources naturelles, y compris à l’Université McGill, l’École Polytechnique, l’Université du Québec à Montréal et l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue.
De façon plus détaillée, la Chambre de commerce du Montréal métropolitain chiffre à 26,7 milliards $ les retombées potentielles pour Montréal des investissements effectués dans le Nord, principalement du secteur de l’énergie, dont une majorité (52,5 pour cent) de l’hydroélectricité. Plus de 25 pour cent de ce type de retombées proviendraient du secteur minier.
En ce qui concerne les retombées économiques potentielles des dépenses d’exploitation des projets, elles seraient plutôt évaluées à 25 milliards $ pour la métropole, dont 74 pour cent proviendraient du secteur minier.
Toujours dans la liste des avantages en faveur du développement économique de Montréal grâce à l’exploitation des ressources naturelles – et en faveur du développement des ressources naturelles grâce à la structure administrative de Montréal – on cite l’accès à différents modes de financement, la présence d’infrastructures de transport de qualité et l’adoption de politiques incitatives pour favoriser l’exploitation minière, entre autres.
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C est ben beau les universitaires mais c est pas eux qui vont extraire les mineraux.Ca prend des mineurs hoooo ou va t ont les former on entend pas parler de ca