Un attrapé cosmique pour le bras canadien

Hugo Prévost

Le bras canadien CANARDM2 aura bientôt fort à faire sur la Station spatiale internationale. Il s’agira ni plus ni moins, en effet, d’attraper un véhicule spatial lancé depuis la Terre dans le cadre d’une mission d’essai d’un nouveau type d’engin. Celui-ci sera appelé à développer, à terme, les vols spatiaux commerciaux, qu’il s’agisse de transport de marchandise, d’astronautes ou de touristes de l’espace en orbite basse.

Le Canadarm2. Photo : ASC

Alors que le programme spatial américain amorce une nouvelle étape ualité au moment où le programme spatial américain amorce une nouvelle étape de l’exploration de l’espace avec le lancement du premier vol commercial à destination de la Station spatiale internationale (SSI), l’Agence spatiale canadienne (ASC) se dit prête à contribuer à cette nouvelle ouverture dans le domaine. Voilà pourquoi le bras télécommandé installé sur la SSI sera mis à contribution lors du premier vol d’essai de la compagnie SpaceX en direction de la station.

L’engin de la compagnie, baptisé Dragon, devrait être le premier véhicule cargo privé destiné à desservir la station orbitale. Son lancement est prévu pour le 30 avril prochain, à 12h22, à partir du Centre spatial Kennedy. L’objectif de la mission de 21 jours sera de vérifier la capacité de la capsule inhabitée à effectuer des manœuvres de rendez-vous avec la station. Au final, il reviendra au bras canadien de capturer la capsule spatiale afin de l’installer sur la station spatiale.

Selon l’ASC, avec l’astronaute de la NASA, Don Pettit, et l’astronaute de l’Agence spatiale européenne, André Kuipers, à la barre, le Canadarm2 se déploiera pour attraper le Dragon à une distance de 8 à 10 mètres sous la station. « Pettit utilisera le bras robotique pour saisir la capsule et Kuipers sera aux contrôles du Canadarm2 pour installer le Dragon au nœud Harmony de la station. Ce sera la troisième fois que le Canadarm2 saisit un engin en vol libre et l’amarre à la station », précise l’Agence spatiale canadienne.

Au cours des 18 jours où le Dragon restera amarré à la Station spatiale internationale, l’équipage déchargera environ une demi-tonne de nourriture et de vêtements entassés dans la partie pressurisée de la capsule. Le sixième jour, Dextre – l’autre robot canadien installé sur la SSI, cette fois un engin multifonctions déjà utilisé pour des réparations et un test de ravitaillement de satellite – et le Canadarm2 s’approcheront pour inspecter ses surfaces extérieures et son « coffre »—la partie ouverte, non pressurisée de la capsule qui servira plus tard à transporter des charges utiles et des instruments scientifiques au cours de missions futures.

C’est donc à un véritable « attrapé cosmique » que devra se livrer le bras canadien, dans ce qui pourrait bien représenter une étape décisive dans l’ouverture de l’espace aux entreprises privées, et à un abaissement éventuel du coût du transport de fret et de passagers dans l’espace.

Dans la catégorie: Science et Technologie

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